La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.
Référence pour ce cas: 1-oct-54-Bergerac. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
[Ref. 258] JOURNAL "LA NOUVELLE REPUBLIQUE":
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TOUTE LA FRANCE
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Voici le film de la nuit du 1er octobre. Là, rue Louis-Belin, à Bergerac, apparut à MM. Defiz et Labonne un engin mystérieux. De gauche à droite et de haut en bas, les attitudes de ceux qui vécurent ces moments. 1. A bicyclette, M. Defiz revient du travail: 22 heures, une lueur est visible dans le ciel. 2. Elle descend, prend la forme d'une fusée. 3. Elle se pose dans le jardin de M. Labonne (marqué d'une flèche). 4. L'engin a atterrit sur une bande de terre, 3 mètres sur 5 mètres (indiquée par un cercle). 5. Au matin, en bordure de cette parcelle de terrain, des champignons ont poussé. 6. M. Labonne, qui se trouve maintenant en compagnie de M. Defiz, n'est pas remis encore de son émotion. 7. Quant à M. Defiz, il a refait un dessin représentant la silhouette de l'engin. 8. MM. Boyer et Marat, tout d'abord sceptiques, ne mettent plus en doute les déclarations des deux hommes. |
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SOUCOUPES VOLANTES DANS LE SUD-OUESTSuite de la page 1 rant sur la voie ferrée. Deux heures avant cette apparition, au hameau de Mauriéras [Sic, Mouriéras], commune de Bugeat (Corrèze), M. Mauzaud déclarait quant à lui avoir été embrassé par l'homme de l'espace. C'est encore sur une voie ferrée que cette fois près de Bergerac, un témoin affirme avoir vu un mystérieux "engin volant" au sol. Une fusée de teinte verdâtreEn effet, le 1er octobre, vers 22 heures, M. Jean Defiz, 26 ans, demeurant 28, rue Louis-Belin, à Bergerac, monteur en chauffage central, regagne son domicile. A bicyclette, par un étroit chemin de terre il longe la voie ferrée qui va de Bergerac à Agen. La nuit est noire, épaisse, sans une lumière à l'horizon. Et brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, descend à une vitesse vertigineuse vers le sol une lueur intense. Sur le moment précise maintenant M. Defiz, j'ai cru qu'il s'agissait d'une étoile filante démesurément grossie toutefois. J'ai alors observé plus attentivement et j'ai remarqué un engin ayant la forme d'une fusée. A trois reprises elle se colora d'une teinte verdâtre. J'ai eu tort, reconnaît M. Defiz, de ne pas m'être arrêté pour suivre plus avant ses évolutions. Déposant sa bicyclette, il traverse alors rapidement son jardin et monte jusqu'à sa chambre située au premier étage de la maison de M. Marius Marot, dont il est le locataire. Encore impressionné par cette vision lumineuse, il marche machinalement vers la fenêtre, se penche pour attirer vers lui les volets, et de nouveau, cette fois comme sortant de terre, l'engin lui apparaît plus fluorescent encore que précédemment. Dans le même temps un appel d'air se forme, l'environne et semble comme vouloir le happer. Stupéfait, ses yeux rivés sur l'engin, il aperçoit sous la coupole noire demi-sphérique, trois béquilles qui se replient lentement, tandis que l'appareil dans un sifflement d'air s'élève plus vite, toujours plus vite. Et c'est encore la traînée lumineuse qui se perd au bout de quelques secondes dans les nuages. M. Defiz craignant les sarcasmes et les moqueries ne raconta pas à tout venant son aventure. Tout au plus le lendemain au petit déjeuner, avant de se rendre à son travail, évoqua-t-il sa vision pour son propriétaire M. Marot. Ce dernier ne pensait pas alors, à ce moment là, qu'il allait être quelques heures plus tard le témoin d'une confidence presque identique et encore plus bouleversante. M. Marot travaille à l'entrepôt des tabacs de Bergerac. Une forme noire...Au matin du 2 octobre, un de ses compagnons, M. Jean Labonne, 63 ans, retraité de la S.N.C.F., domicilié non loin de chez M. Marot, au 18, rue Louis-Belin, le prend pour confident. - Il était 22 heures environ. Je me trouvais seul chez moi, et revenais de fermer mon portail lorsque, parvenu à l'entrée de mon jardin qui s'étend derrière la maison jusqu'à la voie ferrée, j'aperçus, posé sur une bande de terre de 3 mètres sur 5 mètres un engin ayant la forme d'un champignon. Si la calotte était de teinte foncée, le corps construit, semble-t-il, en plexiglass, était lumineux. Et alors là devant moi, à 3 mètres à peine, paraissant comme m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre. "Qui est là? criai-je. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous?" Je n'osais faire un pas. Des champignons"Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin, et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une traînée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole trois béquilles qui se repliaient." "Mais mon étonnement n'était pas pour autant terminé. Dès l'aube, je me levais et retournais dans mon jardin près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire, et inconnus dans la région, qui avaient subitement poussés. Je n'osais les toucher, et d'ailleurs, ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil." Est-il besoin de préciser que cette déclaration de M. Labonne, qui eut comme témoin, après M. Marot, M. Léonce Boyer, chef d'atelier de l'entrepôt des tabacs, et les ouvriers MM. Denis Rivière et Emile Marty, provoqua l'hilarité. Ces rires pour aussi involontaires qu'ils fussent, eurent pour effet de provoquer le mutisme immédiat de M. Labonne qui se refusa par la suite à renouveler son récit. Les manoeuvres de l'enginIl ne devait en parler que lundi 4 octobre, au cours de la matinée avec son voisin M. Defiz que M. Marot avait averti de la vision de M. Labonne. Les témoignages de ces deux hommes permettent de situer exactement les manoeuvre de cet engin. C'est, sans contexte, M. Defiz qui dut l'apercevoir le premier alors que l'appareil s'apprêtait à atterrir dans le jardin de M. Labonne. Durant les quelques minutes qui s'écoulèrent jusqu'à ce que M. Defiz ait gagné sa chambre, l'engin apparut à M. Labonne. Puis ce fut le décollage et la montée à la verticale, qui provoqua cet appel d'air que ressentit M. Defiz. La peurActuellement, les compagnons de M. Labonne sont revenus sur leur première impression. S'il était en effet logique que la première déclaration de M. Labonne ne prête qu'à sourire, le caractère sérieux, la franchise, la pondération de cet homme ont jeté le trouble dans les esprits. M. Boyer, son chef, ne dissimule pas notamment que son scepticisme commence à être sérieusement ébranlé. "Un homme comme M. Labonne que je connais depuis de nombreuses années, ne peut se livrer à de pareille facétie. Ce n'est pas dans son caractère." Il suffit d'ailleurs de voir M. Labonne, de déceler son trouble, l'inquiétude qui envahit encore son regard, pour comprendre qu'il ne tient nullement à vouloir faire admettre un conte digne de l'apocalypse. Il n'ose de nouveau toucher du doigt cette terre où il a vu l'engin se poser. On le sent en proie à une peur violente, qui paraît s'intensifier chaque jour davantage. Quant à M. Defiz, c'est un jeune garçon d'allure sportive, au regard franc, direct, qui parle sans détour avec précision et clarté. "J'ai servi dans l'aviation, dit-il. Je sais ce qu'est un avion à réaction, un ballon sonde ou même une fusée téléguidée. Mais dans ce cas présent il ne peut y avoir de méprise. Soucoupe volante, cigare volant, qu'ils viennent de Mars ou d'ailleurs, peu importe. Ce dont je suis formel, c'est que l'engin était de forme insolite et que jamais de ma vie je n'avais eu l'occasion d'en voir un semblable." A.E. |
[Ref. 1477:] JOURNAL "LA NOUVELLE REPUBLIQUE":
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Dans la rubrique: soucoupes, cigares et cylindres. A Bergerac, des champignons mystérieux poussent et disparaissent entre les "pieds" d'une soucoupe! Deux témoins craignant d'avoir été victimes d'une hallucination simultanée, n'avaient pas osé parler plus tôt de l'étrange vision qu'ils eurent vendredi soir 1er octobre, à 22 h. Monsieur Jean Dufix, pompier à Bergerac, rentrait chez lui, lorsque, en levant les yeux, il aperçut une lueur extraordinaire dans le ciel. Rentré chez lui, il eut l'impression d'un embrasement général dans le jardin, il vit un engin se lever de terre: ce dernier ayant la forme d'un disque, serait devenu lumineux et partit à une vitesse vertigineuse. Le lendemain matin de très bonne heure, Monsieur Dufix alla trouver son voisin immédiat Monsieur Jean Labonne, 61 ans, retraité, à qui il demanda si il n'avait rien vu d'extraordinaire dans son jardin. Après bien des réticences, car il avait peur qu'on se moque de lui, Monsieur Labonne, encore ému, confirma point par point l'étrange vision de Monsieur Dufix. C'est en allant fermer la porte de son jardin, vers 22 h qu'il fut brusquement cloué sur place par une forme mystérieuse et qu'il aperçut entre un pêcher et sa tonnelle, dans une partie non ensemencée, un disque lumineux d'environ trois mètres d'envergure, qui semblait reposer sur trois béquilles. Presque immédiatement, l'engin décolla du sol et disparut à une grande vitesse. Les deux hommes allèrent à l'emplacement indiqué par Monsieur Labonne et aperçurent sur le sol, quelques traces imprécises près desquelles venaient de pousser une vingtaine de champignons d'une espèce inconnue. Ces champignons auraient disparu aux premières lueurs du soleil. |
[Ref. 1680:] JOURNAL "PERIGORD MOUN PAIS":
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Lou Bilhet de Mestre Picatal Soucoupes, fusées et cigaresIL NOUS FAUT DES MYTHESNous vivons, paraît-il, au siècle des lumières. La Science (avec une majuscule S.V.P.) doit pourvoir à tout et remplacer les anciens fétiches. Moi, je veux bien. Mais qu'ai-je lu dans la "Nouvelle République" de Bordeaux du 6 octobre? Ceci, que je vous relate en l'abrégeant (et c'est dommage car le sujet est savoureusement "pommé"): Le 1er octobre, M. Jean Defiz, 26 ans, monteur en chauffage central à Bergerac, regagnait son domicile vers 23 heures. Nuit noire, épaisse, sans une lumière à l'horizon. Brusquement, juste au-dessus de sa tête, à haute altitude, descend à une vitesse vertigineuse vers le sol une lumière intense. Ce n'est pas une étoile filante, assure M. Defiz, mais un engin ayant la forme d'une fusée qui se colore à trois reprises d'une teinte verdâtre. Les yeux rivés sur l'appareil, M. Defiz aperçoit sous la coupole noire demi-sphérique trois béquilles qui se replient lentement tandis que l'appareil, dans un sifflement d'air, reprend de la hauteur et se perd bientôt dans les nuages. Ca n'est déjà pas mal, mais il y a mieux. Le lendemain, un voisin retraité de la S.N.C.F., M. Jean Labonne, 63 ans, découvre dans son jardin, à 22 heures, un engin lumineux ayant la forme d'un champignon et construit en plexiglass (sic). Cédons la parole à M. Labonne: "Subitement, devant moi, à trois mètres à peine, paraissant m'interdire l'allée de mon jardin, une ombre. "Qui est là? criai-je. Qui êtes-vous? Que me voulez-vous? Je n'osais faire un pas. Au son de ma voix, la forme noire fit demi-tour, se glissa jusqu'à l'engin et, en quelques secondes, celui-ci s'éleva vers le ciel suivi d'une traînée de lumière. Je vis très nettement, sous la coupole, trois béquilles qui se repliaient. Dès l'aube, je retournais dans mon jardin, près de l'endroit où j'avais vu l'appareil. Sur la terre grasse, je découvris trois empreintes légères; mais ce qui me bouleversa le plus, c'est une floraison de champignons longs de tige, de teinte noire et inconnus dans la région qui avaient subitement poussé. Je n'osais les toucher et d'ailleurs ils se dissipèrent comme rosée aux premiers rayons du soleil." Je me souviens qu'au cours d'une séance à la Chambre, aux environs de 1906, l'infortuné René Viviani (mort fou) déclarait dans une belle envolée (1) [1]: "Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus". Viviani se trompait: quelque chose se rallume dans le ciel, mais ô dérision, ce sont ... des soucoupes volantes! Ne me dites surtout pas qu'à Bergerac comme ailleurs où des gens de parfaite bonne foi croient avoir vu quelque chose dans le ciel, ne me dites pas, surtout, qu'il s'agit de simple phénomènes d'hallucination. La "chose" n'existe sans doute pas en soi: elle existe pour les visionnaires qui ont besoin de croire au merveilleux. Parce que, enfin, que propose-t-on à M. Defiz ou Labonne? Une civilisation matérialiste où le fin du fin consiste à posséder une automobile (mythe de la puissance mécanique), ou encore un frigidaire, ou bien un poste de télévision (mythe du faux confort et de la fausse culture). Mille regrets, mais cela n'a rien à voir avec la vraie civilisation qui, au contraire, est fondée sur le dénuement et le renoncement individuels. Les seules grandes ères hautement civilisées, je ne l'apprendrais à personne, furent les ères magdaléniennes, égyptiennes, grecques et médiévales. Pourquoi? Parce que les hommes de ces époques, animés d'une foi profonde, avaient de puissants motifs d'espérer. Que pouvons-nous espérer aujourd'hui où, suivant le mot fameux de Nietzsche, "Dieu est mort?" Une auto, et chanter: Enfin j'ai une auto (bis) C'est épatant comme ça file... ... ou bien un démocratique Vespa [2], à moins que ce ne soit une machine à laver le linge ou à moudre le café.... C'est fort bien, mais la satiété vient vite de ce qu'on possède et qu'on peut inventorier: l'esprit reste insatisfait. C'est pourquoi, à défaut de vrais miracles dans un siècle sans foi, nous voyons prospérer les soucoupes volantes, les "Christ de Montfavet" [3], d'innombrables petites églises ejusdem farinae [4], en attendant une nouvelle flambée de catharisme [5]. L'homme a besoin de mythes valables et le ciel est vide. Donnez-nous autre chose que des soucoupes volantes... PICATAL (1) N.D.L.R. -- Voici la péroraison de René Viviani, ministre du Travail du Cabinet Clemenceau (discours prononcé le 8 novembre [...] |
[1] René Raphaël Viviani ( 1863 - 1925), homme politique français, Républicain, président du Conseil à la veille de la première guerre mondiale. Il déclare en 1904 "Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus" quand une circulaire du ministre de l'intérieur demande que les crucifix et autres symboles religieux soient retirés des écoles.
[2] Mobylette carrossée de fabrication italienne qui a été un grand succès commercial.
[3] "Ejusdem farinae", expression latine, littéralement "de la même farine". On dit aujourd'hui par exemple: "du même tonneau".
[4] Georges Roux annonce en 1947 qu'il est la réincarnation du Christ et crée "l'Eglise Chrétienne Universelle", classée comme secte encore aujourd'hui par le Parlement français. Roux décrète que "la médecine est inutile", que l'on peut guérir miraculeusement toute maladie par imposition des mains si l'on est "en harmonie avec sa conscience et le cosmos." En 1953 et 1954, enfants d'adeptes sont décédés, Roux les considère comme des "récompenses offertes au Christ". On en parlera beaucoup en 1954, des plaintes pour non assistance à personne en danger ayant été déposées. Beaucoup de journalistes insinuent dans en des articles moqueurs sur les observations de soucoupes volantes que les gens qui voient des soucoupes sont aussi douteux que le "Christ de Montfavet". De nos jours encore, des journalistes assimilent les ufologues à des chefs de sectes dangereuses ou les témoins à des "illuminés" dangereux.
[5] Très important mouvement néo-gnostique venu de Bulgarie vers le sud-ouest de la France notamment. Les Cathares nient la Trinité, pensent que le monde visible matériel émane d'un démiurge mauvais et aspirent à un monde supérieur ou règne le vrai divin qu'ils tentent d'atteindre par renoncement aux biens matériels, la pureté morale individuelle. Ils sont heurtés par le matérialisme en l'enrichissement des gens de l'Eglise Catholique, lesquels, sans réussir à définir exactement leur doctrine, les ont fait massacrer pour hérésie. L'auteur de l'article montre en plusieurs points qu'il admire l'héritage cathare.
[Ref. 1082:] JOURNAL "SAMEDI-SOIR":
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[...] Faut-il continuer? Ou encore, l'homme de 96 centimètres, portant une large ceinture de cuir, des chaussures et un slip, qui s'est élevé dans les airs grâce à deux boîtes en forme de poires, placées sous chaque bras. Cet être a été aperçu par M. Lacambre, ouvrier forestier à Saint-Pardoux (Lot), le lundi 4 octobre, à 8 h. 10, et le témoin a même déterminé par les empreintes que le petit bonhomme chaussait du 21 ... Que penser de l'affirmation de M. Garreau, qui jure "sur l'honneur" avoir vu une "soupière volante" se poser dans sa propriété, et deux hommes parfaitement normaux en descendre, qui lui ont serré la main et caressé son chien avant de partir aussi vite qu'ils étaient venus... Et ce manoeuvre de Lavoux (Vienne), M. Roger Barrault qui, samedi 9 octobre, à 19 heures, fut paralysé par un rayon lumineux émanant d'une "scaphandrier" haut de 1 m. 50, chaussé de bottes, aux yeux brillants, et portant une forte moustache... Et le cigare posé dans une clairière, à Diges dans l'Yonne, auprès duquel Mme Veuve Gaffroy [sic, Geoffroy] a vu un homme, de dos, en combinaison et coiffé d'un bonnet kaki... Et M. Jean Labonne, de Bergerac, qui, le 2 octobre, à 22 heures, aperçut un champignon métallique dans son jardin. "Qui va là?" cria-t-il en distinguant une ombre. "Que me voulez-vous?" Mais l'ombre grimpa dans le champignon qui s'éleva dans les airs avec une prodigieuse rapidité. Il n'est pas jusqu'à l'Angleterre qui commençait à s'inquiéter et presque à s'indigner que pas la moindre soucoupe, pas le moindre "cigare" ou cigarillo, ne fit l'honneur de se montrer au peuple qui a gagné la bataille de Trafalgar. Cette lacune vient d'être largement comblée par les révélations sensationnelles d'une ornithologue, M. Cedric Allingham, qui prétend avoir rencontré, le 18 février, au nord de l'Ecosse, non pas un martien, mais un Vénusien avec lequel il a eu un long et difficile entretien! Ce Vénusien mesurait à peu près 1 m 73, il avait des cheveux bruns coupés court, et sa peau semblait tannée. Il était enveloppé complètement dans une sorte de combinaison qui avait l'apparence d'une cotte de maille. De son nez sortaient deux petits tubes que joignaient un fil métallique... M. Allingham put toucher la soucoupe dont le métal était légèrement tiède, et il prit finalement congé du Vénusien non sans lui avoir offert son stylo, que l'homme mit soigneusement dans une poche de sa combinaison et après avoir pris à la sauvette une photographie de l'étrange personnage. Cette image plutôt floue n'est, il faut l'avouer, qu'assez peu révélatrice. On y voit la silhouette d'une homme vu de dos, marchant légèrement courbé, et que, sans un peu d'imagination, on pourrait facilement confondre avec la silhouette de n'importe quel terrien. Enfin, aux dernières nouvelles, c'est une véritable avalanche de Martiens qui vient de s'abattre sur notre sol. A Pournoy la Chétive, en Moselle, trois enfants faisaient du patin à roulette, lorsqu'un engin rond, de 2 m. 50 de diamètre, atterrit près d'eux. Un homme en sortit, tenant à la main une lampe allumée qui aveugla les enfants. Il était vêtu d'une soutane noir "comme celle de M. le curé", et après avoir dit quelques mots incompréhensibles il s'est envolé dans sa soucoupe. A l'île d'Oléron, pour la première fois, ce sont deux Martiennes qui posent le pied sur terre. C'est M. Martin, un instituteur colonial en congé, qui nous en apporte la description. Elles portaient des bottillons et des gants de cuir, ainsi que des casques brillants. Elles étaient fort jolies et consentirent gentiment à donner un autographe à l'instituteur. Il faudrait un volume entier pour rapporter tous les cas dans le détail. Mais tous ces braves gens jurent leurs grands dieux qu'ils n'inventent rien. Leur entourage fait chorus. Lui, inventer une telle histoire? Un père de famille connu pour son honorabilité... Un garçon qui n'a jamais bu une goutte d'alcool dans son existence? Allons donc! Alors? Faut-il en conclure qu'ils ont réellement aperçu des êtres étranges, poilus, casqués, bottés, parlant un langage incompréhensible? Fait-il ajouter foi à cette histoire de mystérieux rayon vert qui paralysent des êtres humains? Leurs récits sont-ils au contraire, inventés de toute pièces? Reposent-ils sur une base sérieuse enjolivée par la suite? Rien, absolument rien dans l'état actuel des renseignements recueillis et qui ont été portés à la connaissance du public ne permet de conclure dans le sens de l'authenticité. Les enquêtes ont été conduites comme s'il s'agissait de "vérifier" les dires des témoins et non dans l'esprit d'éliminer toutes les hypothèses aboutissant à des explications plausibles et relativement simples. Ces hypothèses sont nombreuses, elles vont de la farce à l'hallucination en passant pas l'illusion d'optique. Pour les éliminer, il faudrait une information policière extrêmement poussée, doublée, dans tous les cas, d'une enquête psychologique approfondie. Subsisteraient alors seulement les faits, logiquement inexplicables, qui constitueraient le véritable dossier des Martiens. L'on s'apercevrait alors que ce dossier est extrêmement mince, sinon inexistant, et que dans cette affaire, il y a beaucoup, beaucoup trop de littérature. |
[Ref. 549] AIME MICHEL:
Aimé Michel semble placer le cas au 3 octobre 1954, ajoutant qu'il n'a pas pu obtenir l'heure exacte de l'observation.
Il évoque que le phénomène observé a été "un engin circulaire de trois mètres de diamètre" qui s'est posé dans le jardin de M. Jean Labonne qui le voit s'envoler, tandis qu'un "pompier de la ville, M. Jean Defix, est également témoin."
[Ref. 104:] JACQUES VALLEE:
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176 1er Octobre 1954, 22h00. Bergerac (France) Rentrant chez lui, un pompier, Jean Dufix, vingt-six ans, vit une lumière ovale dans le ciel et pensa que c’était une étoile filante. Plus tard, il fut effrayé quand il vit la cour de sa maison tout embrasée. Se précipitant dehors à nouveau, il vit un disque qui s’élevait du sol avec un sifflement. Il monta, redevint lumineux et disparut à une vitesse vertigineuse. Un voisin, Jean Labonne, soixante et un ans avait vu le disque de 3 mètres de diamètre reposant sur 3 pieds dans la cour. (Le Figaro, 6 octobre 1954 ; France-Soir, 7 et 8 octobre 1954) |
[Ref. 152:] JACQUES VALLEE:
L'auteur indique que le 1er octobre 1954, alors qu'il rentrait chez lui dans la nuit, un pompier de Bergerac a vu une lumière ovale dans le ciel, puis l'a perdu de vue. Mais plus tard il a eu un instant d'effroi: sa cour semblait en feu. Il a couru dehors et a vu un disque quitter le sol avec un sifflement. L'objet s'est envolé jusqu'à une hauteur modérée, puis est devenu lumineux et s'est élevé "à une vitesse étourdissante". Tôt le lendemain il a demandé à son voisin, un retraité, s'il n'avait pas fait d'observation inhabituelle. Le voisin, avec répugnance, a admit qu'alors qu'il refermait la porte de son jardin, il s'était soudain trouvé paralysé et avait observé un disque d'environ 3 mètres de diamètre posé sur trois pieds dans la cour. Presque immédiatement, il s'était envolé avec un courant d'air et il l'avait perdu de vue.
[Ref. 50:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:
Les deux auteurs indiquent que selon des coupure de presse et leurs dossiers personnels, à Bergerac en Dordogne, le 3 octobre 1954, vers 22 heures, Jean Defix et Jean Labonne regagnaient leur domicile dans un quartier extérieur de la ville quand ils ont vu un engin d'environ 3 mètres de diamètre se poser dans un jardin sur trois béquilles. Deux minutes plus tard, l'engin a décollé dans le silence le plus complet. Ils notent que ces renseignements sont succincts
[Ref. -:] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:
Ces deux ufologues classent le cas comme rencontre rapprochée dans leur livre, en le plaçant comme Aimé Michel par erreur au 3 octobre.
[Ref. 128:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:
Barthel et Brucker écrivirent que le cas était un canular et nomme Jean Defiz Jean Dufix. Ils indiquent qu'il n'y a pas eu de soucoupe à Bergerac mais ne donnent pas de raison pour cette affirmation.
[Ref. 611:] JEAN SIDER:
Jean Sider a écrit une chronologie précise du cas, basée sur le journal La Nouvelle République, beaucoup plus correcte que les autres. En outre, et cela est notable, il fournit le compte du journal, que les autres semblent avoir manqué.
Jean Sider note que Barthel et Brucker n'ont jamais parlé au téléphone avec le témoin Jean Defiz, contrairement à ce qu'ils ont écrit.
[Ref. 1463] JIM HICKMAN:
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1 Oct. 1954, à Bergerac, France. Retournant à sa maison, le pompier Jean Dufix, 26 ans, voit une lumière ovale dans le ciel et pensée pense que c'était une étoile filante. Plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être en flammes. Se précipitant dehors à nouveau, il a vu un disque s'élever de la terre avec un bruit sifflant. Il a volé au loin, est devenu de nouveau lumineux, et a décollé à vitesse fantastique. Un voisin, Jean Labonne, 61 ans, a vu le disque, de 3 mètres de diamètre, reposant sur trois pieds dans sa cour. |
[Ref. 312:] "ON THIS DAY" DE UFOCAT:
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Ce jour là 1 octobre [...] 1954 - Revenant chez lui après son travail à Bergerac, le pompier français Jean Dufix, 26 ans, a vu une lumière ovale dans le ciel à 10 heures. Il l'a pris d'abord pour une étoile filante, mais plus tard il a été alarmé quand sa cour a semblé être en feu. Se précipitant dehors, il a vu un disque s'élever du sol avec un bruit de sifflement. Il a volé au loin, est devenu lumineux à nouveau, et a alors filé au loin à une vitesse fantastique. Son voisin, Jean Labonne, âgé de 61 ans, a également vu le disque reposer sur trois pieds dans sa cour. Ils ont estimé le disque étaient de trois mètres (10 pieds) de diamètre. (Sources: Le Figaro, 6 octobre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia: A Century of Landings, p. 214). |
Aimé Michel donne la date erronée du 3 octobre, se trompe sur l'orthographe du témoin M. Defiz qu'il nomme Defix. Jacques Vallée se trompe sur l'orthographe du nom du témoin qu'il nomme Dufix, et il en fait un pompier. Les erreurs sur le nom proviennent de la presse nationale. Comme Barthel et Brucker, et à l'exception de Jean sider, tous semblent avoir manqué la complexité de l'affaire en n'en prenant connaissance que dans la presse Parisienne offrant un bref résumé erroné et incomplet.
Il m'a semblé évident, comme suggéré par Jean Sider, que Barthel et Brucker n'ont pas pu comme ils l'affirment avoir parlé par téléphone avec le témoin Jean Defiz, puisqu'ils l'ont rebaptisé Jean Dufix.
Non encore recherchée.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Bergerac, Dordogne, Jean Dufix, Jean Defix, Jean Defiz, Jean Labonne, lumière, ovale, nocturne, disque, sifflement, manoeuvres, atterrissage, vitesse, multiple, canular, invention, farce
[-] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.