La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.
Référence pour ce cas: 24-sep-54-Diges. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
[Ref. 74:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE LOIRE:"
L'article ci-dessous est paru dans le journal Le quotidien de la Haute-Loire, le jeudi 30 Septembre 1954.
LES MARTIENS ETAIENT DES MYSTIFICATEURSLes voyageurs d'un autre monde, dont un journal de Lisbonne avait annonce la visite au Portugal, n'étaient même pas nés d'une imagination exacerbée par les innombrables visions de soucoupes volantes. Ils n'étaient que la création de mystificateurs, que le même journal dénonce aujourd'hui. SOUCOUPES VOLANTES DANS L'YONNEMme veuve Jouffroy [Geoffroy] et Mlle Fin, demeurant à Diges (Yonne) affirment avoir aperçu vendredi matin à 09 heures, une soucoupe volante. Elles ajoutant qu'elle s'est posée sur un champ. La soucoupe est repartie, affirment-elles toujours, quelques minutes plus tard, laissant deux marques visibles sur la terre détrempée du champ. |
[Ref. 88:] JOURNAL "L'YONNE REPUBLICAINE:"
L'article ci-dessous est paru dans le quotidien L'Yonne Républicaine le 28 Septembre 1954.
UNE SOUCOUPE VOLANTE S'EST POSEE DANS L'YONNEA Diges, deux personnes ont aperçu quelques instants, un mystérieux engin et son pilote
dans une clairière Seules preuves: deux traces dans la rosée du matin (De nos envoyés spéciaux) Notre ciel icaunais a déjà eu l'avantage d'être zébré de diverses apparitions diurnes ou nocturnes. Jamais encore un de ces engins ne s'était posé sur le sol de notre département. Il semble bien que ce soit chose accomplie désormais, puisque deux personnes de Diges ont aperçu, Vendredi matin, à 9 heures environ, un engin de couleur foncée et terne, tapi à l'angle d'une clairière. Sans bruit, l'appareil a disparu avec rapidité et discrétion. HALLUCINATION OU VERITE?Bien que nous ayons accueilli cette information avec beaucoup de circonspection, nous avons été obligés de nous rendre à l'évidence. Un engin inconnu de la technique volante moderne répandue sur notre planète s'est posé, vendredi matin, à Diges. Reprenons les déclarations recueillies. Vous suivrez plus facilement la logique de notre enquête. Notre collaborateur, Jean-Claude CHARLET a reconstitué pour vous l'image vue par Mme veuve GEOFFROY et Mlle FIN. (Cliché l'Yonne Républicaine). |
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A Diges, un mystérieux engin et son pilote(De nos envoyés spéciaux) Mme Vve Geoffroy "J'allais du côté des Cognats, au lavoir situé en contre-bas de la route qui va de Diges aux Michauts." "Avant d'obliquer à droite et d'emprunter le chemin du lavoir, mon attention fut attirée à gauche par un engin bizarre. Auprès de cette masse ayant la forme d'une soucoupe renversée, un homme de taille moyenne me regardait." "- Comment était-il habillé?" "- Il était vêtu de couleur foncée et portait sur la tête une sorte de calot kaki - vraisemblablement. Il dépassait d'une tête la hauteur de la soucoupe." "- Quelle couleur?" "- Gris sale foncé, presque marron." "- Brillante?" "- Non, terne." "- Quelle longueur?" "- Vous savez, 5 à 6 mètres. J'étais à une centaine de mètres. Je n'ai pas regardé longtemps. La peur s'est emparée de moi et je suis repartie sans "battre" mon linge. Y étant retournée deux heures après, je n'ai rien vu. Pas de traces." "Allez voir vous même. Vous remarquerez le pré. Au fond à droite un boula (bouleau) mort est étendu. C'est facile à s'y retrouver." Un décor de théâtre champêtrePour se poser, le pilote a choisi sa place, sans aucun doute. Le pré (80 mètres sur 40), légèrement montant, est encadré de trois côté par une végétation bien fournie, où se rassemblent diverses essences d'arbres d'espèces communes dans notre région. Il s'y ajoute des châtaigniers dont les feuilles jaunissent déjà. Le quatrième côté du pré est bordé par une route, mais d'en haut, cette voie de communication doit être cachée par les arbres. Sur cette quatrième face de l'autre côté de la route, près du lavoir, un magnifique rideau de bouleaux aux troncs clairs ajoutent une note esthétique agréable à ce décor champêtre. Voici donc le modeste terrain d'atterrissage bien net et enfoui au milieu des bois. Il convient parfaitement à celui qui peut et veut se poser sans être vu. Ayant noté quelques traces de roues dans le champ, nous avons pensé (extrême limite de notre imagination méfiante), qu'un campeur américain ou anglais avait pu pique-niquer au calme avec sa voiture et que celle-ci était recouverte d'une housse gris foncée... Mais nos suppositions allaient s'effacer devant les réponses de la seconde personne ayant vu la soucoupe. Mlle Gisèle FINA MONTCHENOT Employée chez Mme Guillot, Mlle Fin, pupille de l'Assistance publique, promenait ses chèvres qui broutaient sur un chemin forestier tout près de la clairière située "en Bécard". "- Mes chiens, un blanc et un noir, se sont mis à japper dans le pré. Je me suis approchée à une trentaine de mètres et, de cette place, j'ai vu un engin, plus bas qu'une voiture, de couleur gris foncée, marron. Un mélange difficile à décrire. "- La couleur était-elle terne ou brillante?" "- Terne et unie." "- Quelle hauteur?" "- Un mètre environ. L'engin de cinq mètres au moins était plus pointu à un bout et plus arrondi à l'autre." "- Pouvait-il être rond?" "- Oui, mais je maintiens qu'il était plus effilé d'un côté. Il reposait comme sur des patins. Je les ai vus." "Qu'y avait-il dessus. Pas de porte?" "- Si, une porte, comme celle d'une trappe, était ouverte, "droite en l'air". (Ce que Mme Geoffroy de plus loin à pris pour un renflement)." "- Rien ne brillait sur cette porte?" "- Non, c'était bien une porte, croyez-moi. Le pilote en tenue foncée presque noire portait un casque (1). Il avait des souliers et, près de son appareil, travaillait, presque accroupi. Le col de sa combinaison était relevé. Je n'ai pas vu la couleur de sa peau." Avec ses chèvres, Mlle Gisèle Fin suit un sentier et s'approche de la route où elle sera plus en sécurité. Elle quitte donc l'engin des yeux et s'enfonce dans le bois. Lorsque, par la route, elle revient regarder dans la clairière, l'engin a disparu sans aucun bruit. HALLUCINATION, MYSTERE ou VERITE? Le mystère reste entier, évidemment. DES PREUVESUne seulement, d'après une habitante de la ferme de Mme Guillot qui est allée quelques instants plus tard sur les lieux. Elle nous affirme, comme Mlle Fin, avoir vu dans la rosée deux traces distantes de 50 centimètres et large comme le doigt (l'herbe était sèche à cet endroit). Là, ont du se poser les patins dont la chaleur comme un fer à repasser tiède, a séché la rosée. C'est tout ce qu'il restait du passage de cet engin inconnu. Il n'en existe plus de traces désormais. UNE REGION INTERESSANTE?Notre enquête est quasi terminée. Vous connaissez autant de détails que nous. Nous ajouterons encore pour en éclairer les points douteux qu'une habitante du hameau de Varennes, commune de Diges également, Mme Lucas, a vu un soir, il y a un mois de cela, un engin insolite qui se déplaçait comme en planant au-dessus de sa maison. Le clair de Lune permettait une vision parfaite. Puis, d'un seul coup, à angle droit, l'engin est parti à la verticale, prodigieusement vite... Mme Lucas ne dit rien de peur que l'on se moquat d'elle. Par quoi peuvent être attirées les soucoupes dans la région de Diges? Une seule supposition. Les tas d'ocre, de Sauilly, doivent surprendre, donc attirer l'attention des observateurs aériens. Espérons que, sans dommages aucun, nous en aurons bientôt le coeur net. Mme Vve Geoffroy et Mlle Fin auront été les premières Icaunaises à regarder relativement près... Qui au fait? Les habitants d'une autre planète ou des gens évolués de notre bonne vieille Terre: les premiers dompteurs de l'énergie cosmique? Jacques DELINDRY. (1) Calot ou casque? Il se peut que deux passagers, l'un en calot, l'autre en casque, soient descendus alternativement de leur engin. |
[Ref. 1685:] JOURNAL "VAR MATIN REPUBLIQUE:"
Dans l'Yonne, deux femmes déclarent avoir vu une soucoupe volanteAuxerre, AFP. -- Madame Veuve Jouffroy et Mlle Fin demeurant à Diges (Yonne) affirment avoir aperçu vendredi matin à 9h une "soucoupe volante". Elles ajoutent qu'elle s'est posée dans un champ. Son "pilote" inspectait "l'appareil" dont la porte supérieure était ouverte. Le soucoupe est repartie, affirment-elles toujours, quelques minutes plus tard, laissant deux marques visible sur la terre détrempée du champ. |
[Ref. 1638:] JOURNAL "LE PROVENCAL":
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Le premier cigare volant s'est posé ... sur des patins à 15 km. d'AuxerreET SON PILOTE ETAIT UN NEGREAuxerre. L'atterrissage de plusieurs soucoupes volantes a déjà été maintes fois signalé: certains vont même jusqu'à dire avec une pointe d'ironie que la chose est devenue courante. Mais aucun cigare volant n'avait encore été aperçu au sol; depuis quelques heures cette regrettable lacune est comblée: l'objet a été vu dans l'Yonne, à Diges, à une quinzaine de kilomètres d'Auxerre. Les deux témoins sont formels. Mme veuve Geoffroy, 69 ans, a déclaré aux gendarmes de la localité: "Oui, messieurs, je l'ai vu de mes yeux (sic). Il était 9 heures du matin, je me rendais au lavoir, quand mon attention fut attirée par un appareil ayant la forme d'un cigare pointu aux deux extrémités et bombé au milieu. Auprès de l'engin, un homme de taille moyenne me regardait passer. Il portait un calot kaki. Son visage était très brun, presque noir. Mais soudain, j'ai eu peur et je suis partie en courant. Deux heures après, quand je suis revenue, le cigare avait disparu." Suite en page 11 sous le titre "CIGARES VOLANTS" |
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SOUCOUPES ET CIGARES VOLANTSSuite de la première page Atterrissage sur patins A 9 h. 15, le cigare a également été aperçu au même endroit par Mlle Gisèle Fin, 16 ans, pupille de l'Assistance publique, qui promenait ses chèvres. L'attention de la jeune fille a été attirée par les aboiements des deux chiens qui l'accompagnaient. Les déclarations de Mlle Fin coïncident avec celles de Mme Geoffroy. Cette dernière a toutefois précisé que le mystérieux engins semblait reposer sur des patins très minces. Effrayée à son tour, la jeune fille prit la fuite. La patronne de la petite gardeuse de chèvres alertée devait relever à l'endroit où reposait le cigare deux traces qui semblaient avoir été laissées par des patins. Mais les gendarmes venus en nombre... le lendemain matin n'ont rien vu. SOUCOUPES VOLANTES SUR BONNBonn (A.F.P.). Ce journal a publié jeudi la photographie d'un employé d'administration et d'une ménagère qui auraient aperçu dans le ciel de Bonn des "objets volants non identifiés". Plusieurs voisins de ces témoins auraient confirmé leurs dires. Le journal ne précise pas les dates de ces apparitions dont l'une aurait été constatée en plein midi et l'autre la nuit. |
[Ref. 1082:] JOURNAL "SAMEDI-SOIR":
(Extrait.)
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[...] Et le cigare posé dans une clairière, à Diges dans l'Yonne, auprès duquel Mme Veuve Gaffroy [sic, Geoffroy] a vu un homme, de dos, en combinaison et coiffé d'un bonnet kaki... [...] |
[Ref. 1458] JOURNAL "FRANCE-DIMANCHE":
Ce journal a publié une collection de dessins de troisième main représentant certaines des différentes formes de soucoupes volantes alléguée vues en 1954:
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YonneEngin en forme d'obus surmonté d'une coupole et muni d'une glissière. Comportait un pilote qu'on vit s'accroupir dans une clairière. Fit aboyer les chiens et lever les yeux de Mlle Fin, gardeuse de chèvres. |
Et:
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Lavoir-du-Bécard (Yonne)Cette soucoupe sort apparament du même atelier que l'engin observé par Mlle Fin à l'extrême gauche. Type obus avec cockpit extérieur, mais est sans glissière. Vu dans une clairière à 9 h par Mme Geoffrey. |
[Ref. 1703:] HAROLD T. WILKINS:
L'auteur indique qu'en France en 1954, Mme Simone Geoffroy de Diges a dit:
"J'ai vu un engin curieux comme un cigare pointu aux deux extrémités sur le sol dans un champ. Se tenant debout près de lui il y avait un être comme un grand homme, de peau sombre et avec un chapeau kaki. Il m'a regardé mais n'a dit rien. J'ai été terriblement effrayé et je suis aprtie en courant. Les gens qui sont allés là pendant deux heures plus tard n'ont rien vu."
L'auteur indique plus loin dans son livre qu'en 1954, à Diges, France, une entité grande et sombre dans "un costume spatial kaki," se tenant prêt d'une soucoupe en forme de cigare, pointue aux deux extrémités, a regardé durement Mme Simone Geoffrey, "qui a pris ses jambes à son cou."
[Ref. -:] CHARLES GARREAU:
L'ufologue Charles Garreau a enquêté sur ce cas à l'époque où il est survenu et a conclu qu'il s'agissait d'un hélicoptère militaire Bell 47 de l'OTAN.
Garreau indique que les deux témoins, Mme Vve Geoffroy, 59 ans, et Mlle Gisèle Fin, 16 ans, se trouvaient séparées de 150 à 200 mètres au lieu-dit Michaut et que leur témoignage diverge sur certains points, qui sont essentiellement celui de la taille de l'engin.
Cependant les témoignages montrent clairement que les deux témoins ont vu un homme debout à un moment et accroupi à un autre, ou deux hommes au même moment dans des positions différentes vus de points de vues différents, et que cet homme ou ces deux hommes portaient un uniforme militaire kaki et un casque.
[Ref. 659:] MICHEL CARROUGES:
Michel Carrouges mentionne cette affaire dans une section de son livre consacrée aux témoignages de 1954 comprenant des observations avec présence de "pilotes de taille humaine."
Il note qu'il fait grand jour puisqu'il est 9 heures du matin, que les deux femmes ont fait l'observations à quelques instants d'intervalles.
Il indique que l'homme est d'une taille moyenne, porte un calot et paraît faire une réparation sur l'engin qui semble posé sur des patins.
Il note un élément comme étant décisif, celui que ni l'une ni l'autre des deux femmes n'ont vu l'engin ni décoller ni atterrir.
De façon générale, il évoque au travers de cas similaires qu'il est parfois incontestable que les pilotes sont bien des gens comme nous, que certaines soucoupes peuvent être des hélicoptères, et il semble penser que pour ce cas cela soit bien possible sans toutefois être aussi fermement établi que dans d'autres cas ressemblants.
[Ref. 152:] JACQUES VALLEE:
L'auteur indique que le 24 septembre 1954, deux femmes firent des rapports indépendants sur un disque gris foncé vu dans une clairière près de Bécar. Un homme de taille normale était debout près de l'objet, qui s'envola sans bruit.
[Ref. 89:] JACQUES VALLEE:"
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153 24 Septembre 1954, 09h00. Becar (France) Près de Diges et "Les Michauts" ou "Les Jolivets". Deux femmes (Veuve Geoffroy et Mlle Gisèle Fin) firent des récits indépendants d'un disque gris sombre, de 6 mètres de diamètres et 1 mètre de haut, vu dans une clairière. Un homme de taille normale était debout près de l'engin. Il portait des vêtements sombres et une sorte de casquette. Mlle Fin s'approcha à 30 mètres de l'appareil et déclara que l'homme était occupé à le réparer. On trouva des traces dans l'herbe. (L'Yonne Républicaine, le Parisien, 28 Sept. 1954; Paris-Presse, 29 Sept. 1954.) (14; Carrouges 98) |
[Ref. 223] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:
Les deux auteurs indiquent qu'au lieu dit au Bécard, près de Diges, dans l'Yonne, le 24 septembre 1954 à 09:00 du matin, Mme Geoffroy se dirigeait vers un lavoir situé en contrebas de la route de Diges, aux Michaults, quand son attention a été attirée par un appareil posé au sol dans une clairière bordée de bois.
Près de l'engin en forme de cigare, un homme paraissait effectuer une réparation, "il me regarda passer sans rien dire," dira-t-elle. "Il était de taille moyenne et portait sur la tête une sorte de calot kaki. J'eus peur et je filais. Deux heures plus tard quand je repassais par là, l'engin avait disparu."
Les auteurs donnent également cette déclaration de Mlle Gisèle Fin:
"L'engin reposait sur des patins très minces, le pilote portait un casque analogue à ceux que portent les motocyclistes, il était vêtu d'une combinaison de couleur grise."
Les témoins n'ont pas vu se poser l'engin, ni repartir celui-ci. Les auteurs indiquent que "le pilote de taille moyenne et portant un calot kaki et était vêtu d'une combinaison de couleur sombre peut faire penser à un pilote d'hélicoptère."
La patronne de Gisèle Fin, mise au courant, est revenue sur les lieux un peu plus tard. Elle a relevé dans l'herbe deux traces parallèles et distantes de 50 cm, paraissant correspondre à des traces de patins.
[Ref. -:] BERTRAND MEHEUST:
Le sociologue Bertrand Méheust a écrit que le cas est expliqué par une confusion: il s'agissait d'un hélicoptère et de ses deux pilotes.
[Ref. -:] BARTHEL ET BRUCKER:
Les deux ufologues publiant aux Editions Rationalistes prétendent avoir trouvé l'explication de ce cas comme ayant été une simple lumière et une ombre indistincte à partir de laquelle les deux témoins auraient "exagéré" pour faire plaisir à la presse.
Plus loin dans leur livre, ils affirment avoir parlé aux témoins. "Le plus jeune des témoins", disent-ils, aurait affirmé qu'en compagnie de la vieille dame elle avait aperçu un lueur en plein jour dans la clairière et qu'elles ont cru avoir aperçu une ombre mais très vague.
Ils affirment avoir recherché Mme Geoffroy, l'avoir trouvée, et qu'elle leur aurait dit qu'il y avait deux petits occupants couverts de poils, jaunes, et qui portaient un slip.
[Ref. 387:] ALBERTO ROSALES, HUMCAT:
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73. Mademoiselle Simone Geoffroy a vu une soucoupe volante dans une clairière; elle avait 35 pieds de diamètre, était alongée avec un dôme sur le dessus. Derrière se tenait un homme de teint sombre portant un uniforme et une casquette kaki, la regardant. Elle s'est éloignée en hâte. Mademoiselle Gisèle Fin, une bergère, a été attirée vers la clairière par les aboyements de ses deux chiens; elle a du les retenir pour qu'ils n'attaquent pas le pilot, qui lui tournait le dos et était penché sur son engin. Par la suite on a trouvé une petite pillule verte sur le site. Humcat 1954-53 |
[Ref. 1371:] STEVEN DUNN, OCCUPANTS DATABASE:
| DATE | DESCRIPTION | MICAP_CLAS | REF |
|---|---|---|---|
| 26.09.6/1954 | Valence, FR 26 Sep 54 Tandis qu'elle ramassait des champignons dans les bois, une femme a vu un petit humanoide portant un costume de plongée avec un casque transparent. Elle a couru. Un moment plus tard elle a entendu un fort sifflement fort et a vu un objet en forme de disque se soulever des bois. Les traces d'un atterrissage ont été trouvée. | CE-3-013 | Randle/Estes, FOV pg 165 |
| DATE | DESCRIPTION | MICAP_CLAS | REF |
|---|---|---|---|
| 29.09.1954 | Chabeuil, FR 19 SEP 54 Mme. Leboeuf, cueillant des champignons dehors à environ 1600, a été effrayé par son chien aboyant après ce qui a ressemblé à un épouvantail au bord d'un champ de blé. L'"épouvantail" était un humanoïde d'environ 3 pieds de haut, emballé dans un matériel translucide qui lui a donné l'apparence d'être emballé dans un sachet en plastique. Mme. Leboeuf a eu l'impression de deux yeux très grands. L'homme-sac a commencé à se dandiner vers elle et elle s'est détournée et a couru. Peu de temps après un objet métallique en forme de soucoupe s'est élevé de parmi quelques arbres voisins. M. Leboeuf a plus tard constaté que des arbustes et les buissons dans le secteur où Mme. a dit que l'objet a décollé ont été écrasés comme si quelque chose s'était reposé sur eux. | CE-3-103 | Lorenzen, UTWS, pg 167 |
[Ref. 312:] "ON THIS DAY" DE UFOCAT:
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Ce jour là 24 septembre [...] 1954 - A 9 heures du matin, deux femmes, Mme Geoffroy et Mlle Gazelle Fin, étaient témoin indépendamment d'un disque gris-foncé, de six mètres de diamètre, dans une clairière à Becar, près de Diges, France. Un homme de taille normale se tenait près de lui. Il a portait des vêtements foncés et une certaine sorte de casquette. Mlle Fin est venue à 30 mètres de l'engin et a dit qu'il semblait que l'homme le réparait. Des traces ont été trouvées sur l'herbe. (Sources: Le Parisien, 28 septembre 1954; Jacques Vallee, Passport to Magonia, p. 211). |
[Ref. 1037] TED PHILIPPS:
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24 septembre 1954, Becar, France : témoins multiples, humanoïdes, traces. |
[Ref. 312:] SITE WEB "RR0", JEROME BEAU:
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24 septembre 09 h : A Diges (Yonne), Vve Geoffroy et Gisèle Fin font une RR3. 2 traces distantes de 50 cm et larges comme le doigt sont remarquées dans la rosée par Mlle Fin. L'herbe est sèche à cet endroit. Traces trop petites pour un hélicoptère Bell 47. |
[Ref. 1701] PHOTOGRAPHIE:
Le 21 mars 2006, un lecteur d'Auxerre de cette page me fait parvenir par email la photographie électronique qui suit et explique:
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Cette photo a été prise au lieu exacte et avec le même angle que la reconstitution du dessinateur pour le journal "L'YONNE REPUBLICAINE". |

Hélicoptère probable.
Il est clair que dans la mesure ou un ufologue de terrain comme Charles Garreau a interrogé les deux femmes et conclu qu'il s'agissait d'un hélicoptère militaire, et quand les journaux de l'époque évoquent cette possibilité, il est parfaitement illégitime de proposer sans bases sérieuses des affirmations tant sur la qualité des enquêtes de l'époque ni de moquer les ufologues en général.
Il est notable que c'est encore une fois Jacques Vallée qui inclut le cas dans un catalogue censé représenter des atterrissages de vaisseaux extraterrestres, changeant la notion d'uniforme kaki et de casque en celle plus confuse de "vêtements sombre et d'une sorte de casquette." C'est sur de telles bases que se forment ensuite des spéculations sur les "OVNIS imitant la technologie du moment", OVNIS qui sont ensuite vus comme des "leurres trompant les témoins" là où il n'y a qu'hélicoptère.
Il est également notable que les deux post-enquêteurs Barthel et Brucker se moquent du monde, laissant entendre qu'ils ont trouvé l'explication, et mettant les descriptions des deux femmes sur le compte de l'exagération. Il n'y a là pas d'exagérations; il y a simplement l'ignorance de ce qu'est un hélicoptère, engin très nouveau dans la France de 1954, au moins pour une veuve de 59 ans et une jeune fille de 16 ans dont on peut légitimement supposer qu'elles ne sont pas au fait des dernières nouveautés aéronautiques comme pourrait l'être un pilote de l'armée de l'air ou de terre. Il y a également le facteur distance et brièveté: Mme Geoffroy se trouvait à ce qu'elle estime comme une centaine de mètres de l'engin, et l'a regardé quelques secondes avant de prendre peur. Quand à Mlle Fin, elle a regardé plus longtemps, probablement, et sa description est donc plus détaillée.
Restait à identifier l'hélicoptère.
Ceux qui ont fort justement compris qu'il s'agissait d'un hélicoptère ont pensé au "Bell 47 de l'ALAT". Le "Bell 47 de l'ALAT" est l'hélicoptère passe-partout comme explication des cas d'hélicoptères dans la France de 1954 et plus tard, mais en réalité, il ne convient pas toujours et n'est absolument pas le seul hélicoptère fréquentant les cieux français à cette époque.
Pour le reste, il y a Bell 47 et Bell 47, l'appareil a été décliné avec de nombreuses apparences, habillé ou non, avec flotteur ou patin et ainsi de suite.
De fait, des critiques portées contre l'explication par un hélicoptère pour ce cas notent assez justement certaines difficultés: la taille de l'engin décrit semble être trop petite pour correspondre au Bell 47. (L'absence de rotor ou de rotor de queue me semble moins parlante dans la mesure ou le fin rotor peut passer parfaitement inaperçu quand il est vu de loin contre un fond d'arbres - voir le dessin dans la presse).)
![]() | Le Bell 47. |
![]() | L'hélicoptère a été décliné en d'innombrables versions présentant des apparences diverses. |
![]() |
Trois structures équipées d'hélicoptères existent au sein de l'armée de terre en métropole 1954: l'ALOA, l'Aviation Légère d'Observation d'Artillerie, qui est composée de 10 GAOA, Groupes Aériens d'Observation d'Artillerie, le GH1, Groupe d'Hélicoptère n°1, basé à Satory sous le commandement du Chef d'Escadron Razy, et la CHLES, Compagnie d'Hélicoptères Légers d'Evacuation Sanitaire, commandée par le Capitaine de Puy Montbrun.
Le GH1 reçoit les premiers Djinn en 1954, à côté des Hiller H-23. L'Armée de l'Air, elle, qui a évidemment également ses hélicoptères, les a regoupé le 1 juillet 1954 au sein de la 65ème Escadre d'Hélicoptères.
C'est justement en septembre 1954 que les premières essais d'emploi sur le terrain en France d'hélicoptères débutent.
C'est le 22 novembre, alors que la vague de 1954 est terminée, au moins en ce qui concerne les récits publiés, que le GH1 et l'ALOA sont regroupés sous un même commandement, celui du Général Lejay, et qu'est ainsi fondée l'ALAT, l'Aviation Légère de l'Armée de Terre.
Il est assez vain de rechercher la traditionnelle "proximité d'une base aérienne" ou son absence en l'occurence: de nombreux pilotes d'hélicoptères étaient alors entraînés dans les aéroclubs locaux partout en France. Nous somme là en 1954 bien avant les réglementations à prendre au sérieux, et nous parlons d'un hélicoptère que l'on appellerait un ULM s'il était un avion.
Il n'est pas possible de dire qu'aucun Bell 47 ne volait en France en 1954, mais il y en avait fort peu, 1 exemplaire militaire et quelques appareils civils d'épandage agricole. Le premier Bell 47 militaire est commandé fin 1953, fabriqué sous licence par Fenwick, et est à Issy-les-Moulinaux au début de 1954 Il semble bien que ce n'est qu'en 1955 qu'un deuxième Bell 47 militaire est acquis. Les Bell 47 armés n'arrivent qu'en 1956, et ne donnent pas réellement satisfaction.
Reste encore le problème de l'intervalle entre les patins matérialisé par une trace au sol et dont Mlle Fin et éventuellement une dame non nommée auraient indiqué qu'il était de 50 cm. C'est un intervalle qui, bien qu'ayant été peut-être sous-estimé, semble bien trop étroit pour les patins des Bell 47, toutes versions confondues. D'un autre côté évidement, plusieurs traces peuvent avoir été imbriquées les unes dans les autres si l'engin a rebondi ou si des confusions avec les traces de voitures également vue là ont eu lieu.
Non, décidément, quelque chose de va pas avec le Bell 47. Faut-il renoncer à l'hélicoptère? Certainement pas; il s'agit de remplacer le "Bell 47 de l'Alat" passe-partout par le modèle qui convient mieux à la description des témoins et qui est plus susceptible d'être croisé à ce moment.
Je propose le "Djinn", soit le SO 1221 construit en France par Sud-Ouest Aviation, future SNIAS, à partir de 1953, un hélicoptère utilitaire ultra-léger.
![]() L'un des Djinn évalués par l'US Air Force |
Le Djinn a été le premier hélicoptère fonctionnel utilisant les gaz et air d'éjection comprimés par une turbine à gaz et envoyé à l'intérieur des deux pales du rotor pour en être expulsé aux extrémités afin de mettre le rotor en rotation. Ce concept évitait un rotor de queue, remplacé par une sortie de gaz, dégivrait tout seul le rotor, utilisait les restes des gaz éjectés vers l'arrière pour la propulsion. Le système avait d'abord été testé sur les prototypes SO 1120 Ariel II (1948) et III (1951), mais c'est sur le Djinn qu'il sera effectivement utilisé, basé sur un turbopropulseur Turbomeca Palouste IV. Le système était fort maniable mais peu rapide, ne dépassant pas les 130 km/h.
Ses patins étaient très rapprochés: l'engin était prévu pour pouvoir décoller depuis la plateforme d'un petit camion. Il était minuscule, maniable, plus fiable qu'il n'en donne l'impression et ne demandait que peu d'entretien. Sa longueur était de 5 mètres 30.
Les deux premiers prototypes étaient les SO 1220 monoplace et sans habillage immatriculés F-WGVO et F-WGZX, F-WGVO effectuant son premier vol le 2 janvier 1953. Il sera ensuite utilisé comme hélicoptère d'épandage pour l'agriculture.
Le premier biplace, à habitacle clos, SO 1221 fera son premier vol le 16 décembre 1953 il battra le précédent record d'altitude des hélicoptères légers de moins de 500 kg en atteignant les 4789 mètres quelques jours plus tard. Vingt-deux SO 1221 de pré-série sont ensuite construits pour évaluation par l'armée française, et les vols débutent au sein de l'ALAT (l'Aviation Légère de l'Armée de Terre)... le 23 septembre 1954, comme par hasard.
![]() Djinn de l'ALAT. |
L'Armée de l'Air américaine prendra livraison de trois exemplaires du SO 1221 pour évaluation en 1954 (voir photo). L'USAF trouvera l'engin fort bien conçu mais il ne sera pas adopté, pour des raisons dites budgétaires, mais probablement également politiques. En 1961, l'Armée Française en utilisait 150 exemplaires, pour des besoins de reconnaissance, entraînement, ambulance aérienne, et même attaque anti-char avec comme armement le missile Nord-Aviation SS 10.
![]() Djinn antichar de l'ALAT avec ses missiles SS 10. |
En 1967, la moitié étaient encore en service dans notre armée. Quelques modèles seront exportés vers l'Allemagne et la Suisse, et la carrière du Djinn se poursuivra dans le civil, comme engin d'épandage agricole. 178 exemplaires auront été produits. Ce sont les fameux hélicoptères Alouette II et II qui mettront fin à la carrière du Djinn.
![]() Djinn version sans habitacle, au musée. | ![]() Djinn au musée de l'ALAT, détails. |
Djinn et Bell 47 sont exposés au musée de l'ALAT à Dax, France. (14 h à 18 h sauf dimanche et jours fériés. Visites guidées le mardi et vendredi.)
Certains, rares, parmi mes collègues en ufologie, qui sont enclins à penser ou totalement convaincus qu'il n'y a jamais eu aucune soucoupe extraterrestre visitant la France ou ailleurs peut-être, seraient certainement heureux de noter que de nouveau une soucoupe volant était un hélicoptère, et voudrons sauter à leur conclusion ou renforcer leur conclusion que dans d'autres affaires où l'explication débattue d'une possible soucoupe volante est qu'elle aurait aussi été un hélicoptère. Ils diront que puisqu'il y a des raisons pour laquelle ce cas ci était un hélicoptère, alors on ne voit pas pourquoi ces autres cas ne sont pas également des hélicoptères, la situation étant la même ou semblable, et les arguments étant transposables.
Je n'en conviens pas. Certains de ces autres cas discutés ne sont pas explicables par un hélicoptère parce que la situation n'est en fait pas du tout la même.
Certains, rares, de mes collègues en ufologie, qui sont enclins à penser que toutes les explications triviales pour tout rapport d'observation de soucoupe volante doit être le résultat d'un biais ou simplement idiote, argueraient peut-être du fait que je n'ai aucun argument absolument certain et absolument aucune preuve fondamentalement décisive que ce rapport correspondrait en effet à un hélicoptère et non à une soucoupe extraterrestre.
Ils n'ont que partiellement raison. Mais ils n'ont de loin pas de preuve qu'il était un vaisseau extraterrestre, ils n'ont pas non plus le moindre argument plus solide que ceux que je donne pour défendre que c'était un hélicoptère.
Permettez-moi d'exposer la situation en détail et à nouveau depuis le début.
Premièrement, je dois énumérer les points pour qui pourraient aller dans le sens d'une explication par un engin extraterrestre, et concéder que ces points existent et interdisent une explication totalement certaine par un hélicoptère.
Le premier de tels points est celui que selon le journaliste, après que Mlle Fin se soit sauvée dans les bois, elle a regardé en arrière et l'appareil était parti, mais en silence. Les hélicoptères sont bruyants. Malheureusement, ce silence n'est pas cité comme parole témoin mais est mentionné par le journaliste. Malheureusement, nous ne savons pas à quelle distance Mlle Fin a couru, ou si elle faisait beaucoup de bruit en en marchant sur des couches de branches mortes dans les bois. Le silence est un problème pour la théorie de l'hélicoptère, mais il se peut que ce soit seulement un problème dû au manque de précision dans l'article de journal ou le résultat d'un certain malentendu.
L'autre point est celui que j'ai déjà mentionné, la distance entre les traces. Même pour le petit hélicoptère Djinn, les barres ne sont pas assez éloignées, seulement de 50 centimètres. Selon l'article du journal, deux personnes ont vu l'espacement de 50 centimètres; Mlle Fin et une autre femme non impliquée dans l'observation. Mais comme expliqué plus haut, ceci peut également résulter de confusions entre des traces différentes. C'est un point contre l'explication par un hélicoptère, mais pas un très bon point.
Voyons si les points contre l'explication de soucoupe sont meilleurs ou plus nombreux ou les deux.
Nous avons deux témoins, ainsi nous avons une bonne raison de penser que quelque chose a été vu, ceci, du moins, devrait emporter l'adhésion de tous.
Mais sont-ce des témoins qualifiés?
La veuve Geoffroy est une vieille dame. Elle va laver son linge dans la rivière voisine. Nous sommes en 1954, à une époque où pratiquement personne n'a jamais vu un hélicoptère, et que seuls les admirateurs de l'aviation, les gens intéressés aux technologies récentes, les pilotes et les professionnels de l'aviation ont pu avoir quelque chose d'aussi étrange pour l'époque que le Djinn. Mme Geoffroy pouvait-elle identifier le Djinn, comme étant un hélicoptère? Pouvait-elle identifier un hélicoptère? C'est tout à fait incertain.
Mlle Fin est une fille âgée de 16 ans qui garde des chèvres. Tout comme dans le cas de Mme Geoffroy, elle n'a probablement jamais vu le moindre hélicoptère, ne lit probablement pas de magazines de nouvelles de l'aviation. Elle a 16 ans et garde des chèvres; il n'y a rien de mal à cela, mais elle n'a pas réellement le profil de quelqu'un qui identifierait évidemment le Djinn comme étant un hélicoptère.
Les deux témoins ne sont pas des témoins qualifiés.
Mais, pourrait-on m'objecter, elles ont vu une soucoupe volante et donc c'était une soucoupe volante. En faire un hélicoptère est idiot.
Ce serait un bon argument si les femmes avaient décrit une soucoupe volante. Mais elles n'ont pas décrit une soucoupe volante. Lisez le rapport du journal soigneusement. Il est évident qu'elles décrivent un homme dans un certain accoutrement de pilote, et absolument pas quelque humanoïde d'aspect extraterrestre. Il est évident qu'elles ne décrivent pas un objet en forme de soucoupe. L'objet n'a rien qui évoque une soucoupe, il a une porte normale, il a des couleurs mates normales. Et il y aura plus à dire à ce sujet plus bas.
Les témoins n'ont pas décrit un vaisseau spatial extraterrestre et son occupant d'une autre planète, ils ont brièvement vu et décrit une machine ne ressemblant pas à une soucoupe volante, et son occupant humain.
Mais, pourrait-on objecter, que faites-vous des journalistes? Ils ont enquêté, donc si c'était un hélicoptère, ils l'auraient découvert.
Malheureusement, ceci ne se tient pas debout. Il est évident qu'ils n'ont pas même pensé à un hélicoptère. Ils ont pensé à une voiture sous une housse, et l'ont éliminée puisque les voitures ne volent pas, mais ils ont au minimum oublié de nous dire pourquoi ce n'aurait pas été un hélicoptère. Ils n'était pas nécessaire qu'ils nous expliquent que ce n'était pas un météore ou Vénus, cela du moins semble évident, mais ils auraient du avoir mentionné les hélicoptères.
Mais c'est là le moindre des problèmes de l'enquête du ou des journalistes. Dans leur interview de Mme Fin, notez comment ils veulent qu'elle leur décrive une soucoupe, donc quelque chose de rond, et comment il est évident dans leur propres ccitations de l'interviw que Mlle Fin a insisté sur le fait que ce n'était pas rond:
"T: - Un mètre approximativement. La machine de cinq mètres au moins était plus pointue à une extrémité et était plus arrondie à l'autre extrémité.
"- Pouvait-il être rond?"
"T: - Oui, mais je maintiens qu'il était plus effilé d'un côté. Il reposait comme sur des patins. Je les ai vus."
Ceci s'appelle "influencer le témoin."
Dans toute l'interview, il est évident que le journaliste sait d'avance ce qu'il recherche: une soucoupe. Il sait qu'une soucoupe est ronde et brillante. Mais les deux témoins sont tout à fait clairs: la chose n'est pas brillante et n'est pas ronde.
De nos jours, aucun ufologue de terrain ayant un peu de bon sens ne ferait une interview de témoins de cette manière là, au risque d'être justement moqué. Moi du moins, je ne fais pas d'interviews ainsi. Mais ici, nous avons des journalistes, non des ufologues, ils suspectent une soucoupe, parce qu'ils connaissent d'autres affaires de soucoupe, y compris une dans le secteur un mois avant. Ils ne sont pas des investigateurs d'OVNIS qualifiés, n'ont aucun un catalogue des explications triviales habituelles à envisager et à éventuellement éliminer, façon "Blue Book", ils sont des journalistes sans expérience dans la recherche sur les rapports d'OVNIS et comptent simplement ramasser une bonne et intéressante histoire de soucoupe.
Vous pourriez être d'accord avec cela mais pourtant réclamer l'aide un "vrai" ufologue de terrain qui rejetterait alors l'hélicoptère. Par exemple, vous pourriez dire que Jacques Vallée, un "vrai" investigateur d'OVNIS, a ce cas dans sa liste des atterrissages extraterrestres, et que donc c'est un atterrissage extraterrestre.
Mais Jacques Vallée n'a pas étudié les cas de 1954 en France. Il a seulement récapitulé des extraits de journaux. Il étudie des cas, naturellement, mais non celui-ci, et de il n'a naturellement jamais prétendu l'avoir fait. En fait, si quelqu'un estime que parce qu'un cas est énuméré par Vallée ou Michel, cela signifie qu'il y avait eu un enquête et plus qu'un simple article de journal, c'est une erreur.
Ceci signifie-t-il qu'il n'y a eu aucune enquête d'aucun ufologue sur ce cas à l'époque?
Permettez-moi de sourire à l'explication de Barthel et Brucker qui est comme souvent, tout à fait hors de propos et avec peu de rapport avec la nature du récit.
Naturellement, Bertrand Méheust a plus de poids plus comme ufologue. Il n'a pas étudié le cas en 1954, mais il y a réfléchi. Sa conclusion? C'était un hélicoptère. Mais y a-t-il un ufologue qui ait étudié l'affaire sur les lieux et en écoutant les témoins?
De fait, oui, il a eu un "vrai" investigateur sur le terrain. Charles Garreau a étudié le cas sur le terrain et a interviewé les témoins. Sa conclusion:
Ils ont vu un hélicoptère.
Ainsi, au total, nous avons deux témoins non qualifiés interviewés par un journaliste recherchant une histoire de soucoupe, ces témoins ne décrivent ni extraterrestre ni soucoupe mais un humain dans des vêtements d'aviation et une machine qu'ils n'ont pas pu identifier mais qui a plus de ressemblance avec un hélicoptère que de caractéristiques étranges suggérant autre chose, tel qu'une soucoupe, le tout est vu brièvement et les témoins se sont sauvés, ayant peur. Et nous avons un investigateur sur le terrain qui étudie l'affaire et conclut que c'était bien un hélicoptère.
Y a-t-il preuve absolue que c'était un hélicoptère? Non. Mais où la preuve ou même quelque indication qu'il y avait eu là un vaisseau spatial extraterrestre? Qu'on me le dise.
Ma conclusion jusqu'à raison d'en changer: hélicoptère léger probable.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Diges, Les Michauts, Les Jolivets, Yonne, Jouffroy, Gisèle Fin, soucoupe volante, atterrissage, traces, occupant, occupants, sombre, réparation, silencieux, helicoptère, Bell 47, Djinn, ALAT
[-] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.