La vague française de 1954:
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2 NOVEMBRE 1954, SARREGUEMINES, MOSELLE:
Référence pour ce cas: 2-nov-54-Sarreguemines. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
RAPPORTS:
[Ref. dn1:] "DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE" NEWSPAPER:
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INFORMATIONS REGIONALES
Elle ne pouvait voler, et pour cause...
LA "SOUCOUPE" DE SARREGUEMINE
avait pris naissance dans l'esprit d'un mystificateur
NANCY. -- Mardi matin, un de nos confrères lorrains publia des photos représentant une soucoupe volante qui aurait été vue près de Sarreguemines. Les clichés avaient été pris par un photographe professionnel qui s'est rapproché, d'après ses dires, à 12 mètres de l'engin.
Inutile de dire que ces images et les commentaires les accompagnant firent sensation. En même temps elles [?] sous les yeux de celui qui, à l'origine, voulait simplement faire une blague à des amis et sont les [] prirent à son insu une direction innatendue.
[], qui procura les photos [] son frère, a avoué aux gendarmes la mystification. Sa photographie de soucoupe volante à 12 mètres, n'est qu'un habile montage. Ce-[] est revenu peu après sur ses paroles devant les journalistes qui [], et cette farce, si farce il y a [] pour lui d'avoir des rebondissements judiciaires auxquels il ne s'attendait certainement pas.
Un étudiant de Sarreguemines révéla mardi matin le pot-aux-roses [] s'exclama [] le journal et en voyant les soucoupes. Il alla aussitôt voir le correspondant d'un journal de la région et lui raconta ce qui s'était passé. Pour faire une blague à des amis, cet étudiant avait fabriqué chez lui une soucoupe volante à l'aide d'un couvercle de casserole, d'un rond de fourneau et de fil de fer. Il avait placé de la mousse sur la table de sa cuisine pour faire croire à des herbes et, avec un éclairage savant, il avait laissé bruler des cigarettes derrière son invention pour faire de la fumée qui ajoutait encore au mystère. Il prit plusieurs photos et alla porter la pellicule chez le photographe chez lequel travaillait []. Quand il revient les [] jours plus tard, Gérault [] pellicule était mauvaise [] l'étudiant oublia vite [] réalité les photos é[] []ralt s'en servit pour [] canular. Telle est [] que le jeune photographe [] matin aux gendarmes.
Il était en train [] Sarreguemines avec pl[] venus enquêter sur [] représentants de la [] cher. Ils le condui[] salle du restaurant [] de plus amples exp[]. []sion", Gérault fut [] et avoua la supercherie [] enregistrèrent ses déclarations [] partirent sans l'avoir [] instants plus tard, Gérault [] les journalistes et avait menti aux gendarmes [] première version é[] choses en sont là. y a mystification, c'[] de force, car un journaliste se rendit sur les lieux qu'[] []due soucoupe, r[] la topographie du t[] [] décrit le jeune ph[] pré, le ossé, le tro[] [] plus, la logeuse chez [] ne tarit pas d'éloges [] honnête, serviable, [] semble doué de tout[] [] première réflexion [] journal ce matin a été d[] [] qui le dit, alors les [] Même son de cloche [] jeune photographe [] fils est incapable de [] pareille. C'est trop []
De toute façon, on n'a pas fini de parler dans la région de la soucoupe de []
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[Ref. bb1:] GERARD BARTHEL ET JACQUES BRUCKER:
Les deux auteurs commencent par citer un article du journal "L'Aurore", du 2 novembre 1954:
"Un jeune photographe, Jean Gerault, 23 ans, travaillant chez M. Meyer à Sarreguemines (Moselle), s'est trouvé en face d'une soucoupe volante à Welferding, localité située à 2 kilomètres de Sarreguemines."
"Ayant son appareil photographique en poche, il parvint à s'approcher d'une douzaine de mètres de l'engin, dont le dessus était éclairé d'une lumière rougeâtre assez intense, et réussit à prendre trois clichés."
Ils font ensuite de l'ironie, disant "enfin une preuve irréfutable", et racontent qu'ils ont mis un point d'honneur à retrouver "le cliché de cet astronef d'un autre monde."
Ils indiquent ensuite avoir découvert que la soucoupe avait été constituée d'une ampoule électrique découpée et collée sur un rond de fourneau avec une antenne constituée d'un fil de cuivre plantée dans de la terre glaise. Ils ajoutent que la "recette" pour une telle soucoupe avait été publiée par le magazine "Radar" du 14 octobre 1954.
Ceci est suivi d'un paragraphe qui dit qu'ils ont maintenant "la preuve est faite que si les soucoupes existent" c'est "uniquement dans l'esprit de ceux qui le désirent."
[Ref. la1:] JOURNAL "L'ALSACE":
Le quotidien régional, dans une rétrospective de 2004 portant sur l'année 1954 en Alsace, mentionne une affaire de soucoupe.
Le journal rappelle que le 2 novembre 1954, le photographe de 23 ans Jean Gérault de Sarreguemines a contacté les journaux locaux et leur a remis des photographies d'une soucoupe volante qu'il dit avoir pris un soir en rentrant chez lui.
Le journal précise que la nouvelle a causé un choc, partout en Alsace-Lorraine, où l'on aurait dit que la vie extraterrestre existerait bien. La soucoupe est comme les soucoupes ont toujours été imaginées, avec la forme d'une "assiette renversée sur quatre pieds métalliques."
Le journal ajoute qu'une enquêe a démasqué le faussaire en 24 heures, et que sa soucoupe était en pâte à modeler.
[Ref. bo1:] VICENTE-JUAN BALLESTER-OLMOS:
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(77)
DATE: 1 novembre 1954 (jour approximatif)
LIEU: Welferding, Moselle (France)
FORMAT: Image
PHOTOGRAPHE: Jean Geraut
EXPLICATION: Faux
REFERENCES: Gérard Barthel et Jacques Brucker, La Grande Peur Martienne (Nouvelles Éditions Rationnalistes, Paris, 1979), pages 192-193 et images. Ils citent la source originale, le journal L'Aurore, 2 novembre 1954, et le magazine Radar, 4 november 1954, qui révèle la supercherie.
REMARQUES: Sans.
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IMAGES:
Ci dessous: le "pot au rose" montré par les gendarmes, photographie du magazine "Radar."
Ci dessous: photographie du magazine "Radar."
NOTES:
Contrairement à ce qui a été indiqué dans certains journaux, la soucoupe volante n'était pas en pâte à modeler. Ce sont les quatre "Martiens" qui en "débarquent" qui étaient en pâte à modeler, comme le montre l'une des photographies reprise dans les journaux de l'époque (ci-dessus).
Une fois encore, Barthel et Brucker utilisent la demi-vérité à des fins de ridiculisation des ufologues:
- Que la photo soit un canular avait été connu très vite puisque le surlendemain de sa parution, les gendarmes l'avaient déjà prouvé. Ceci avait alors été publié dans la presse, et l'affaire était close.
- Ils ont choisi de publier un extrait d'article de la presse nationale en ne disant aucun mot des articles de la presse régionale plus proche de cette affaire. Ils pratiquent là exactement ce qu'ils reprochent à des ufologues: négliger de rechercher ou de publier les sources locales pour leur préférer des sources parisiennes qui présenteraient des versions exagérées et moins bien informées que les sources locales de ces affaires de soucoupes volantes.
- Il ne doit pas être cru par le lecteur qu'ils auraient trouvé par eux-même que la photo est un canular puisqu'ils publient une image extraite de la presse de ce moment montrant les gendarmes auprès de la maquette de soucoupe. Il est donc clair qu'ils savent parfaitement ce qu'il en était de cette soucoupe sans avoir la moindre justification à présenter subtilement l'explication comme si elle pouvait être la leur.
- Le cas n'a jamais figuré comme "cas solide" ni même cas de soucoupe volante nulle part dans la littérature ufologique. J'ai moi-même découvert l'affaire grâce à l'intéressant dossier du journaliste Christian Valentin qui bien entendu expose le canular et raconte cette histoire de manière décente et objective. C'est ensuite que j'ai eu la surprise de trouver qu'une fois encore, Barthel et Brucker présentent l'affaire de telle manière que le lecteur peu soupçonneux pensera que ce sont eux qui ont résolu cette affaire et que les ufologues sont les parfaits idiots qu'ils entendent dépeindre dans leur livre.
EXPLICATIONS:
Canular photographique, comme raconté par le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace, le 3 novembre 1954.
MOTS CLES:
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Sarreguemines, Moselle, photographie, canular, soucoupe
REFERENCES:
[---] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.
- [---] Article dans le journal national L'Aurore, 2 novembre 1954.
- [dn1] Article dans le journal régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace, 3 novembre 1954.
- [---] Article dans le magazine Radar, 4 novembre 1954.
- [bb1] "La Grande Peur Martienne", livre par Gérard Barthel et Jacques Brucker, Les Nouvelles Editions Rationalistes éditeur, France, page 192, 1979.
- [la1] "60 jours pour 60 ans", article dans les archives Internet du journal L'Alsace, Alsace, France, 2004.
- [bo1] "The Year 1954 in Photos", papier par Vicente-Juan Ballester-Olmos, fondation Anomalia, www.anomalia.org, Espagne, 2004.
Historique du document:
| Version: |
Créé/changé par: |
Date: |
Description: |
| 0.1 |
Patrick Gross |
30 septembre 2005 |
Première publication. |
| 1.0 |
Patrick Gross |
26 décembre 2008 |
Conversion de HTML vers XHTML Strict. Première version formalisée. Addition [dn1]. |
| 1.1 |
Patrick Gross |
4 janvier 2009 |
Addition [bo1]. |