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La vague française de 1954:

La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.

4 OCTOBRE 1954, PONCEY-SUR-L'IGNON, COTE-D'OR:

Référence pour ce cas: 4-oct-54-Poncey. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.

RAPPORTS:

[Ref. vm1:] JOURNAL "VAR-MATIN REPUBLIQUE":

Après les cigares et les soucoupes...

La soupière volante fait son apparition

Limoges, 7 octobre. -- Un cultivateur de Chalaix (Dordogne), M. Gareau, a affirmé sur l'honneur, avoir vu une "soupière volante" se poser dans sa propriété. M. Gareau a déclaré que deux hommes parfaitement normaux revêtus de combinaisons kaki, en sont descendus, lui ont serré la main et lui ont parlé une langue inconnu. M. Gareau stupéfait, n'a pas répondu. Les deux hommes ont caressé son chien et sont remontés dans leur appareil qui s'est envolé sans bruit à une allure vertigineuse. A l'endroit indiqué par M. Gareau, on a constaté que l'herbe avait été foulée.

Une sphère rouge

Un maçon, habitant l'Ile de Ré, M. Simonetti, a déclaré avoir vu une sphère lumineuse de 12 mètres de diamètre environ, qui scintillait à une cinquantaine de mètres du sol.

La sphère, a-t-il dit, est devenue rouge, a viré au bleu et s'est élevée très rapidement à la verticale.

Deux habitants de l'Ile de Ré ont déclaré avoir été témoins du même phénomène. Deux parisiens en vacances dans la commune de Mouchamp, M. et Mme Laroche, ont affirmé avoir vu, à la tombée de la nuit, une sphère incandescente.

Aveuglé par un faisceau lumineux

Mme Thérèse Fourneret, 23 ans, habitant Poncey-sur-Lignon (Cote d'or) a vu lundi soir, un engin se poser dans un pré non loin de son domicile. Elle a déclaré, qu'effrayée, elle s'était réfugiée chez des voisins. La gendarmerie a relevé des traces très nettes sur le sol à l'endroit indiqué. Des mottes de gazon avaient été arrachées et projetées dans un rayon de 4 mètres.

M. Landrin, préposé aux Eaux à Duclair (Seine Inférieure) qui se promenait en compagnie de sa femme, a été aveuglé par un faisceau lumineux. Lorsqu'il rouvrit les yeux, déclare-t-il, il vit une boule qui disparut quelques minutes plus tard.

Enfin, des soucoupes, cigares, couronnes et tous autres objets volants ont été vu à St Etienne, dans plusieurs villages d'Eure et Loir, à Heyrieux (Isère), Dieulanvallon (Cotes du Nord), Ajot (Calvados) et à Biarritz.

[Ref. qh1:] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":

PLUIE DE SOUCOUPES VOLANTES EN FRANCE

Les témoignages sur les soucoupes volantes semblent devenir de plus en plus précis. Diverses personnes dans une même région signalent le même phénomène et l'on peut dire que l'on assiste depuis quelques jours à une véritable pluie de soucoupes volantes, de cigares ou de disques sur la France entière. Un cultivateur de Chaleix (Dordogne) M. Garreau a affirmé sur l'honneur avoir vu une soupière volante se poser dans sa propriété. M. Garreau a déclaré que deux hommes parfaitement normaux revêtus d'une combinaison kaki, en sont descendus, lui ont serré la main et lui ont parlé une langue inconnue. M. Garreau stupéfait n'a pas répondu, les deux hommes ont caressé son chien et sont remontés dans leur appareil qui s'est envolé sans bruit à une allure vertigineuse. Une sphère lumineuse de 12 mètres de diamètre a été aperçue à l'Ile de Ré par un maçon, M. Simonetin. La sphère, a-t-il dit, est devenue rouge après avoir plané à 50 mètres du sol, elle a viré au bleu et s'est élevée très rapidement à la verticale. L'engin a été également observé par deux parisiens en vacances. Mme Thérèse Fourmeret, 23 ans, habitant Poncey-sur-L'Ignon (Côte d'Or) a vu lundi soir un engin se poser dans un pré non loin de son domicile. Elle a déclaré qu'effrayée, elle s'était bien gardée d'observer plus longtemps ce phénomène et s'était réfugiée chez des voisins. La gendarmerie a relevé des traces très nettes sur le sol à l'endroit indiqué. Des mottes de gazon avaient été arrachées et projetées dans un rayon de quatre mètres.

A Duclair (Seine-Inférieure) M. Laudrin, préposé aux eaux qui se promenait avec sa femme, fut aveuglé par un faisceau lumineux, lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit une boule qui disparut quelques minutes plus tard.

Un cantonnier de Mertrud (Haute-Marne), M. André Narcy, assure s'être approché à moins de cent mètres d'une soucoupe volante posée dans un champ près de Voillecomte. Il aperçut à proximité de l'engin un petit être, haut d'environ 1,20 mètres qui était vêtu d'une sorte de houppelande couverte de poils. M. Narcy interpella l'étrange personnage qui ne lui répondit pas et s'engouffra dans sa machine qui s'envola à la verticale. D'après M. Narcy, l'engin était de forme sphérique, d'un diamètre de dix mètres environ. Sous la sphère se trouvait une sorte de fuseau et le hublot par lequel l'être rentra dans l'engin se trouvait juste entre le fuseau et le corps de l'appareil. Au départ de ce dernier, une sorte de flamme sortit du fuseau tandis qu'un grand remous vaporeux se produisit sous l'engin. Sur les lieux il constata que la rosée n'existait plus sur une certaine surface. L'herbe avait une teinte légèrement laiteuse et se trouvait écrasée sur un carré d'environ trois mètres de côté. En outre douze traces parallèles ressemblant à des empreintes de pieds ronds se trouvaient réparties sur une certaine distance, laissant à penser que l'appareil s'était posé par une suite de petit soubresauts...

[Ref. cg1:] OURANOS, CHARLES GARREAU:

L'ufologue français Charles Garreau écrit en 1955:

Scan


RAPPORTS D'ENQUETES

Poncey-sur-L'Ignon (C. d'Or. - France) - 4 octo. 1954 - Atterrissage.

Enquêteur: M. Charles GARREAU, Membre du Comité d'Etude, Correspondant régional C.I.E.O.

Il était environ 8 heures du soir. Depuis une heure la nuit était tombée. Une habitant de PONCEY-sur-l'Ignon, Mme FOURNERET, jeune femme de 23 ans, s'apprêtait à fermer les volets de sa chambre.

Elle habite, avec son mari, une maison attenante à l'usine d'amiante de Poncey, où travaille son mari. L'usine s'étend entre deux versants boisés des collines, à quelques centaines de mètres du village.

Le Lundi soir, Mme Fourneret était seule. Elle s'apprêtait à coucher son bambin, et ouvrit la fenêtre.

Ce qu'elle vit la cloua sur place. A une vingtaine de mètres, un corps lumineux se balançait doucement en l'air à hauteur du prunier, comme s'il se préparait à se poser.

Ses dimensions? "A peu près trois mètres de diamètre", me précise Mme Fourneret.

C'est tout ce qu'elle peut donner comme précision. A peine se souvient-elle que l'objet était de couleur jaune orange éclairant faiblement le feuillage du prunier voisin.

Pendant une heure, Mme Fourneret et Mme Bouiller restent bouclées chez elle à double tour.

C'est alors que deux voisins arrivent, MM. Girardot et Vincent. Mis au courant, ils s'arment de leurs fusils et se dirigent vers le pré.

Il n'y a plus rien, ni engin ni "Martien" en maraude. Mais, à moins de trois mètres du tronc de l'arbre, une empreinte toute fraîche atteste que Mme Fourneret n'a pas rêvé.

Formant un trapèze, aux côtés assez irréguliers, de 1 m 50 environ de hauteur, 0 m 50 à sa petite base et 0 m 70 à la grande, toute une surface du pré a été comme décapée, mettant la terre à nu. Sur l'écorchure toute fraîche, des vers blancs s'agitent encore, coupés en deux.

L'herbe est retombée en mottes, dans un rayon de 3 à 4 mètres suivant une ligne vaguement ovoïde, qui épouse "grosso modo" la forme de la déchirure.

Sur les bords de celle-ci, la terre est "fouillée" sous l'herbe. Il semblerait que cette partie du pré a été aspirée avec une violence extraordinaire, au moment du départ de l'engin, et que les mottes soulevées soient retombées en gerbe, comme les gouttes d'un jet d'eau. Détail curieux: une plante a racines profondes est restée, seule au centre de la terre nue.

Pas de traces de brûlures. Pas d'empreintes aux alentours.

Pourtant l'engin est resté au moins une demi heure à la même place. En effet, rentrant de son travail, un jeune homme de 18 ans, François Bouiller l'a aperçu alors qu'il prenait de l'altitude, s'en allant en direction du sud.

"J'ai eu une frousse terrible, me dit le jeune François. J'ai vu cet engin qui filait dans la nuit, prenant une teinte jaune verdâtre à mesure qu'il s'éloignait. On aurait dit un fuselage d'avion sans ailes."

François est rentré chez lui, la mine défaite. Ce qu'il a vu vient confirmer les déclarations de Mme Fourneret.

D'autres personnes de la région ont elles aussi, aperçu le cigare lorsqu'il est reparti.

Prévenue, les gendarmes de la brigade de Saint-Seine sont venus effectuer une enquête sous la direction du capitaine Millet, commandant de la section de Semur.

Photos et prélèvements ont été faits.

J'ai moi-même effectué un prélèvement de terre, que j'ai soumis à différents organismes scientifiques de Dijon et de Paris. Résultats négatifs au compteur de Geiger.

L'enquête menée par la gendarmerie de Dijon et par la police de l'air ne put établir formellement la nature de ce qui avait atterri. Mais elle conclut à la réalité d'un atterrissage après avoir écarté toute possibilité de mise en scène ou mystification.

Le lendemain même, je vis, à Paris, M. Decker ingénieur en chef, directeur du service des Engins spéciaux de l'armée de l'air. Je lui contais l'étrange histoire. Très troublé, et sans pouvoir se prononcer, il écarta, lui aussi, toute idée de supercherie, admettant comme "hautement probable" l'atterrissage d'un engin inconnu.

Charles GARREAU

[Ref. am1:] AIME MICHEL:

L'ufologue Français Aimé Michel a donné un compte rendu détaillé et vivant de cette affaire. En voici la teneur.

Le 4 octobre 1954, vers 20:00, Mme Fourneret de Poncey-Sur-L'Ignon est a l'intérieur de son domicile. La nuit étant tombée depuis quelque temps, elle se dirige vers une fenêtre pour en fermer les volets, elle fait alors l'observation d'un corps lumineux qui se balance doucement dans l'air à une vingtaine de mètres de la maison à droite du prunier sur le pré d'un voisin, M. Cazet. Elle dira que le corps lumineux avait l'air de se préparer à atterrir.

Elle décrira le corps lumineux comme ayant environ trois mètres de diamètre et une forme allongée, horizontale, et de couleur orange, avec une luminosité qui éclairait faiblement les branches et les feuilles du prunier.

Saisie d'affolement, elle prend son petit enfant et se réfugie avec lui chez une voisine, Mme Bouiller, et les deux femmes ferment soigneusement la porte d'entrée. A ce moment, deux voisins, M. Girardot et M. Vincent arrivent, constatent l'affolement des deux femmes et demande ce qui se passe. Une fois mis au courant, ils s'arment de leurs fusils et courent vers le pré, où l'objet ne se trouve plus.

Cependant en examinant le sol, ils découvrent une trace toute fraîche, ce qui permet à Mme Fourneret de les convaincre qu'elle n'a pas rêvé. Les deux hommes examinent la trace. Aimé Michel en donnera la description suivante:

"Sur une surface longue de 1,50m. large à sa base de 70 centimètres et à son extrémité de 50, le sol avait été comme aspiré. Sur l'écorchure toute fraîche, des vers blancs s'agitaient encore. La terre arrachée était répandue tout autour du trou en mottes de 30 centimètres de diamètre sur un rayon de 4 mètres environ. Sur le bord interne du trou, des mottes pendaient vers l'intérieur: la terre avait été affouillée par-dessous, de sorte qu'à mi hauteur de sa profondeur moyenne, la surface du trou était plus vaste qu'au niveau du sol. Mais le plus étonnant est qu'aucune trace d'instrument n'expliquait l'extraction de cette masse de terre. Bien mieux (et c'est cela surtout qui ne put jamais être expliqué): les petites racines et radicelles de cette fertile terre bourguignonne étaient intactes sur toute la surface interne du trou; aucune n'était tranchée, comme cela eut été le cas si l'on avait creusé l'excavation avec n'importe quel moyen connu. Détail qui frappa tout le monde: au milieu du trou, une plante à racine profonde était couchée, attachée à la terre du fond par l'extrémité de sa racine, radicelles à l'air, sans une éraflure. Bref, tout se passait comme si la masse de terre répandue dans l'herbe autour du trou avait été sucée par un gigantesque aspirateur. Même observation sur les mottes éparpillées autour de l'herbe: ni racines coupées, ni traces d'instrument, aucune brûlure, aucune empreinte. De nombreuses personnes ont essayé depuis de reproduire le phénomène. En vain."

Le 4 Octobre 1954, vers 20:00, M. Fourneret et quelques arracheurs de pommes de terre étaient réunis chez M. Cazet, le Maire de Poncey-Sur-L'Ignon, quand un villageois arriva en vélo, haletant, et interpella M. Fourneret en lui criant de venir vite, car Yvette, la femme de M. Fourneret, "a vu quelque chose dans le pré" devant la maison de M. Fourneret, a été effrayée et s'est réfugiée au domicile de M. Bouiller, voisin de M. Fourneret.

Tout le groupe se rend chez M. Fourneret en quelques minutes et trouvent là Mme Yvette Fourneret, son jeune fils, M. et Mme Bouiller, et deux autres voisins, Messieurs Girardot et Vincent. Tout le monde entend le récit de Mme Fourneret, et se presse autour du trou.

A ce moment, François Bouiller, 18 ans, arrive, rentrant du travail, et avant que quelqu'un ne puisse le mettre au courant des raisons du rassemblement, il explique avec excitation qu'il vient d'avoir la peur de sa vie, car il venait de voir une sorte d'engin lumineux qui volait à grande vitesse vers le Sud-Est en prenant de l'altitude. Il décrit l'engin comme un avion sans ailes réduit à son seul fuselage, qui prenait une couleur de plus en plus verdâtre au fur et à mesure qu'il accélérait.

Le 5 octobre 1954, vers 19:00, le Maire de Poncey-Sur-L'Ignon, M. Anatole Cazet, contacté par téléphone le poste de Gendarmerie de Saint-Seine l'Abbaye et les informe qu'une soucoupe volante s'est posée dans un pré la veille le 4 Octobre et que plusieurs personnes l'ont vue. Il ajoute que l'engin a laissé des traces inexplicables. Le Brigadier est assez sceptique mais indique qu'il va se rendre sur les lieux pour examen.

Entre temps, de nombreux habitants se sont rendus sur les lieux de l'atterrissage et ont contemplé la trace. Tous étaient très excités par l'événement.

Les gendarmes qui mènent l'enquête recueillent le témoignage de plusieurs autres personnes de la région qui déclarent avoir vu peu après 20:00 le 4 Octobre, un objet lumineux qui s'était élevé du côté de Poncey et avait filé dans la direction du Sud-Est.

Le récit de Mme Fourneret a été recueilli par l'ufologue Charles Garreau, par le Brigadier de la Gendarmerie de Saint-Seine-l'Abbaye, par le supérieur de ce dernier le Capitaine Millet de Sémur-en-Auxois, par le supérieur de ce dernier le Commandant Viala de Dijon.

Des enquêtes sur le terrain ont été effectuées par Charles Garreau, par le Brigadier de la Gendarmerie de Saint-Seine-l'Abbaye, lequel pensa d'abord qu'il allait trouver là un simple canular, changea d'avis par suite de l'enquête, et contacta alors son supérieur, le Capitaine Millet de Sémur-en-Auxois. Celui-ci se rendit sur place, avec la ferme idée que son subordonnée avait été trompé par un canular, mais après avoir dialogué avec les habitants et examiné la trace, il changea d'avis et contacta son propre supérieur, le Commandant Viala de Dijon. Celui-ci fit poursuivre l'enquête par les services de l'Aéronautique de Dijon, par l'Armée de l'Air, par un professeur non nommé de l'Université de Dijon qui tenta de vérifier si la terre était radio-active et détermina qu'elle ne l'était pas. Des photographies et des prélèvements sur la trace furent effectués. Des traces de rémanences magnétiques furent recherchées dans des objets métalliques des alentours mais rien ne put être trouvé. L'affaire a également intéressé le Général de Chassey, commandant de la base aérienne de Dijon. La remontée de l'affaire vers les plus hautes instances officielles ne prit que deux jours. La totalité des personnes ayant participé à l'enquête, gendarmes, militaires, scientifiques, ufologues furent tous convaincus de ce que l'affaire n'était absolument pas un canular.

Aimé Michel effectua des vérifications sur les échantillons de terrain à l'Institut du Radium, à Paris, il ne put détecter aucune radio-activité. Il regretta plus tard qu'à cette époque lui ni personne n'avait pensé à réaliser ce qui devint des décennies plus tard la pratique en ces cas: la recherche d'altérations dans les racines et les plantes elle-même.

Michel fera le rapprochement entre la théorie du Lieutenant Plantier, de l'armée de l'air, qui avait quelques années auparavant réfléchit au problème de la propulsion des soucoupes volantes et émis l'idée alors neuve et audacieuse que ces engins se propulseraient en créant leur propre champ de gravité modulable à volonté. Il imagine que le départ rapide de l'engin aurait tout simplement entraîné la chute vers le haut de la terre sous l'engin, ce qui semble être la seule hypothèse sensée qui s'adapte au caractéristiques si particulières de la trace, où tout apparaît en effet être comme si la gravité avait été renversée en ce lieu, la terre "tombant" dans un premier temps vers le ciel en découvrant les racines des plantes laissées intactes, puis retombant à terre sur les côtés du trou une fois l'engin et son effet gravitationnel partis.

[Ref. jv1:] JACQUES VALLEE:

4 Octobre 1954, 20h00. Poncey-Sur-l'Ignon (France)

Mme Fourneret, ménagère, s'enfuit à la vue d'un objet orange circulaire de 3 mètres de diamètres, se balançant dans les airs et qui atterrit près de sa ferme. Lorsque MM. Girardot et Vincent arrivèrent avec leurs fusils, ils trouvèrent que la terre avait été "aspirée" sur la surface d'un quadrilatère. M. François Bouillier confirma avoir vu un objet lumineux en vol. Une enquête fut effectuée par la Gendarmerie et l'Armée de l'Air Française.

(Franc-Tireur, l'Aurore, Libération, 7 Oct,; France-Soir, Paris-Presse, 8 oct. 1954. Anatomy 71)

[Ref. jv2:] JACQUES VALLEE:

L'auteur indique que le 4 octobre 1954, à Poncey-sur-Lignon, une ménagère s'est enfuie lorsqu'un objet orange, circulaire et d'environ 3 mètres de diamètre s'est balancé dans les airs et a atterri près de sa ferme. Quand ses voisins sont arrivés, armés de fusils, ils ont observé que la terre avait été "aspirée" sur une surface carrée, de telle sorte que l'idée d'une blague dut être abandonnée. Des recherches extensives et des analyses furent faites par la police et l'Armée de l'Air françaises. La nature de l'objet, de même que les traces qu'il avait laissées, est restée inexpliquée.

[Ref. cp1] CLAUDE POHER, GROUPE DE RECHERCHE SUR LES OVNI "GEPA":

En 1968-1969, avant que l'effort d'ufologie officielle du GEPAN ne soit mis en place, son futur dirigeant le Dr Claude Poher avait été un membre du groupe officieux d'ufologie GEPA, et a rassemblé et encodé sur ordinateur plus de 700 rapports d'OVNIS sur lesquels des calculs statistiques sur des facteurs multiples pouvaient être menés. Dans le fichier se trouvaient un certain nombre de rapports français d'OVNIS pour 1954, dont celui-ci.

Pour la lisibilité, une interprétation décodée des données est fournie ici après le code original qui était une chaîne de 80 caractères. Le décodage a été fait selon les indications originales, le numéro de code et sa signification générique sont données. N'oubliez pas que la signification générique de chaque code est une catégorie prédéfinie, et non pas le détail spécifique effectif. Par exemple, si l'âge du témoin principal était de 33 ans, le codage aurait alloué le nombre "3" qui correspond à la catégorie "adulte de 21 à 59 ans."

Code original:0621550410195419301JA213301023101401000430B0019000100000000000000000000800000010
Lieu:Poncey sur l'Ignon (Cote dor) - France
N. de cas:0621
Code source:55
Nature source:Rapports de sources officielles française: Police, Gendarmerie, Armée, pilotes
Jour:04
Mois:10
Année:1954
Heure:19
Minutes:30
Type d'heure:1 = heure locale
Nombre de témoins:2 = 2
Témoin principal connu nominativement:1 = nom(s) indiqué(s)
Age du témoin principal:3 = Adulte de 21 à 59 ans
Occupation du témoin principal:3 = ouvrier, conducteur de camion, employé, artisan, infirmier, musicien, écrivain, commerçant
Enquête officielle:1 = une enquête officielle a été menée
Météo:0 = pas d'indication
Durée:2 = de 1 à9 secondes
Distance minimale témoin - phénomène:3 = de 21 à 150 m
Méthode d'observation:1 = oeil nu
Nombre "d'objets" observés simultanément:01 = 1
Forme "d'objet" (terminologie des témoins):4 = ovale, oeuf, ovoïde, "comme un ballon de rugby"
Dimensions du phénomène:0100 = 1 mètre
Couleur du phénomène observé:04 = jaune, ambre
Luminosité du phénomène:3 = brillant, très lumineux
Lumières ou projecteurs sur le phénomène:0 = pas d'indication
Vitesse de déplacement du phénomène:B = la vitesse est comparée à la vitesse d'un avion
Accélération du phénomène:0 = pas d'indication
Trajectoire du phénomène:0 = pas d'indication
Sons perçus durant l'observation:1 = pas de bruit, silence total, objet silencieux
Hauteur angulaire maximale de l'observation (horizon = 0°):9 = "vu au sol" ou "près du sol"
Nature du lieu d'atterrissage:0 = pas d'indication
Nombre de points de contact avec le sol:0 = pas d'indication
Traces d'atterrissage:1 = traces observées
Observation "d'occupants":0 = pas d'indication
Taille des "occupants" observés:00 = pas d'indication
Tenue des "occupants":00 = pas d'indication
Tenue:0 = pas d'indication
Comportement général des "occupants":0 = pas d'indication
Interaction des "occupants" avec le(s) témoins(s):0 = pas d'indication
Tête, cheveux:0 = pas d'indication
Voix, respiration, menton:0 = pas d'indication
Peau:0 = pas d'indication
Yeux:0 = pas d'indication
Bouches:0 = pas d'indication
Détails divers:0 = pas d'indication
Effets thermiques:0 = pas d'indication
Effets lumineux:0 = pas d'indication
Effets magnétiques (ou électromagnétiques):0 = pas d'indication
Odeur perçue par le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets physiologiques sur le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets psychologiques sur le(s) témoin(s):0 = pas d'indication
Effets sur des animaux:0 = pas d'indication
Autres effets rapportés:8 = violente action mécanique
Nébulosité:0 = pas d'indication
Oscillations, émission de matière:0 = pas d'indication
Rotation, vol en formation:0 = pas d'indication
Disparition instantanée:0 = pas d'indication
Halo autour du phénomène:0 = pas d'indication
Interaction témoin / phénomène (en complément des autres rubriques):0 = pas d'indication
Dessin ou photo:1 = un dessin ou une photo est joint au rapport original
Détails de structure observés:0 = pas d'indication

[Ref. gl1:] CHARLES GARREAU ET RAYMOND LAVIER:

Les auteurs décrivent le cas de l'atterrissage à Poncey-sur-l'Ignon le 4 octobre 1954, en notant que la gendarmerie a longuement enquêté.

A Poncey-sur-l'Ignon en Côte-d'Or, à 20 heures, Mme Yvette Fourneret, dans les 30 ans, se trouvait dans son appartement de l'ancienne usine d'amiante située à quelques centaines de mètres du village, près de la R.N. 71 de Dijon à Troyes. Elle a ouvert la fenêtre de sa cuisine pour fermer les volets, alors que la nuit était complètement tombée et qu'il faisait très sombre. Cette fenêtre, située sur l'arrière du bâtiment, donnait sur la campagne, consistant en une vallée très étroite encaissée entre deux collines aux versants assez raides.

Mme Fourneret a indiqué le lendemain de l'observation à Charles Garreau qui l'interviewait, qu'elle avait machinalement jeté un regard sur les prés derrière la maison, et qu'elle a alors aperçu un objet lumineux qui se balançait doucement; à droite d'un prunier, comme s'il se préparait à atterrir.

Elle a déclaré que l'arbre, qui se trouvait à une vingtaine de mètres de sa fenêtre, était faiblement éclairé par une lueur orangée qui se dégageait de l'objet. L'objet avait une forme ovale, allongée horizontalement, avec une longueur qui lui a semblée être d'environ 3 mètres. Elle a été affolée et a refermé sa fenêtre, puis elle a pris son bébé sur le bras et s'est enfuie par le devant de la maison pour se réfugier chez sa voisine, Mme Bouiller, et les deux femmes se sont barricadées en attendant le retour de leurs maris.

Mais ce sont d'abord deux autres voisins qui arrivent, Girardot et Vincent. Ils notent l'affolement des deux femmes et ont décidé d'aller voir l'objet, en prenant leurs fusils. Ils se rendent au pré en courant mais il n'y a plus rien.

En regardant près du prunier, ils ont découvert que sur une surface longue de 1,50 m, large à sa base de 70 centimètres, et à son extrémité de 50 centimètres, le sol a été comme fraîchement aspiré. Les mottes d'herbe ont été arrachées et sont retombées, retournées, dans un cercle d'une dizaine de mètres de diamètre. La terre a été dégagée par en dessous, ce qui fait que le fond du trou était plus large qu'au niveau du sol.

Charles Garreau a examiné cette trace 24 heures plus tard, et elle lui a fait penser à une énorme succion qui aurait arraché l'herbe, à l'exception toutefois d'une plante sauvage à longue racine qui avait résisté, seule au milieu de la surface décapée. Il a noté que les mottes de terre sont retombées comme en pluie autour du trou.

Charles Garreau a prélevé une des mottes et l'a apportée à Aimé Michel, qui l'a fait analyser et expertiser par différents laboratoires, mais rien n'a été trouvé par ces examens. Il note toutefois qui ni lui ni Aimé Michel n'avaient encore entendu parler des découvertes de l'ATIC de l'US Air Force sur un autre cas de trace (celui de Sonny Devergers), dans lequel les racines de l'herbe avaient été superficiellement carbonisées sans que les brins ne montrent de dommage.

Un autre témoin a été un garçon de 18 ans, François Bouiller, qui ignorait tout de l'affaire quand il est arrivé à l'ancienne usine où un certain nombre d'habitants du village étaient rassemblés et discutaient de l'affaire. Le jeune homme est pâle et annonce tout de suite :

"Je viens d'avoir une de ces trouilles. J'ai vu un espèce d'engin lumineux s'élever en direction du Sud-Est. On aurait dit un fuselage d'avion, sans ailes, et il accélérait très vite. Sa couleur passait progressivement au vert."

Charles Garreau note que le commandant Viala et le capitaine Millet, de la gendarmerie, la police de l'Air, les services de renseignements de l'Etat-Major de la 1ère Région aérienne sont venus tour à tour enquêter sur cet atterrissage, et que l'on a découvert du coup une autre observation deux jours auparavant, celle d'un engin lumineux en forme de "fût de gas-oil" qui avait survolé le village en suivant une trajectoire parallèle à la route de Dijon à Troyes.

Charles Garreau est retourné sur les lieux en 1971 avec Raymond Lavier, ils ont revu Mme Fourneret qui n'avait rien oublié de l'événement et lui a donné un autre renseignement intéressant, disant :

"Pendant quatre ans, l'herbe n'a pas repoussé à cet endroit."

[Ref. fr1] MICHEL FIGUET ET JEAN-LOUIS RUCHON:

Les deux auteurs indiquent qu'à Poncey-sur-l'Ignon dans la Côte-d'Or le 4 octobre 1954, à 19:30, alors que, se trouvant dans sa chambre, un premier témoin fermait ses volets, elle voit à une cinquantaine de mètres de son domicile et au-dessus des arbres, un corps lumineux ayant la grosseur d'une cuisinière qui se balance doucement en l'air, à droite d'un prunier.

Cet objet éclaire les branches et les feuilles de l'arbre. Apeurée, elle s'enfuit, avec son enfant dans les bras, chez sa voisine, en passant par l'arrière de sa demeure pour ne pas être en contact avec le phénomène lumineux.

Elle ne peut expliquer ce qu'elle vient de voir que cinq minutes plus tard à sa voisine et une amie de cette dernière. Une heure plus tard arrivent l'enfant de la voisine et le mari de l'amie, ils préviennent un autre voisin et se dirigent alors sur les lieux, armés de leurs fusils de chasse, et en compagnie du premier.

Dans le pré contigu à la cour, ils découvrent des traces.

Un autre membre de la famille de voisin qui regagnait son domicile vers 20:45 aperçut dans le ciel un objet inconnu en forme de gros cigare, du genre fuselage d'avion mais plus court et sans aile, entièrement lumineux, la couleur que l'on aurait cru transparente avait des reflets verts et oranges. Il pouvait se trouver à mille mètres d'altitude, il se dirigeait du nord au sud, à une vitesse double que celle d'un avion à réaction. Apeuré, il rentra à son domicile, il trouva les membres de sa famille qui avaient déjà constaté les traces laissées par la boule lumineuse. Ces dernières se trouvaient à quelques mètres du prunier dont le feuillage avait été éclairé par la boule, sur une surface longue de 1 m 50, large à sa base de 70 cm et à son extrémité de 50 cm, le gazon avait été comme aspiré. Des plaques de gazon de 0 m 20 à 0 m 30 étaient répandues tout autour et retournées sur un rayon de 4 mètres. Sur l'écorchure toute fraîche, des vers blancs s'agitaient encore.

Le commandant de section de gendarmerie s'est rendu sur les lieux. Une enquête fut effectuée et fît l'objet du procès-verbal n° 391 de la brigade de St-Seine-l'Abbaye. Des prélèvements furent effectués. Une motte de terre fut présentée à un compteur Geiger de l'université de Dijon. Résultat: néant, aucune radioactivité.

Une motte fut examinée par Aimé Michel avec des instruments de l'institut du radium avec le même insuccès, ce petit morceau de terre sera finalement jeté.

[Ref. cc1:] GILBERT CORNU ET HENRI CHALOUPEK:

Les auteurs indiquent que le 4 octobre 1954, un "quasi-atterrissage" "semble" avoir été "certain" à Poncey-sur-Lignon en Côte d'or, ayant d'assez nombreux témoins et des traces au sol importantes.

D'abord, Madame Fourneret, en fermant ses volets vers 19:30, a vu un objet lumineux ovale de couleur jaunâtre qui se balançait doucement à une quinzaine de mètres du sol à proximité d'un prunier proche. Affolée, elle s'est enfuit chez des voisins avec son enfant dans les bras, en prenant bien soin de passer "par derrière" la maison pour éviter d'être en contact avec cette lumière inquiétante.

D'autres témoins ont vu un phénomène lumineux dans le ciel, mais plus lointain. Une heure plus tard, lorsque les hommes sont rentrés, ils sont allés sur les lieux avec des voisins, et armés de fusils, et ont découvert à proximité du prunier une surface de 1.50 mètres sur 0.70 mètres où le gazon avait été arraché récemment puisque "les vers blancs s'y agitent encore."

Ces plaques de ce gazon de 20 à 30 centimètres de côté et "retournées" étaient éparpillées tout autour sur une distance de plusieurs mètres comme si elles avaient été arrachées du sol par aspiration.

Les auteurs indiquent comme source "A propos des S.V." de Aimé Michel, page 167; Ch. Garreau et R. Lavier dans "Face au E. T." page 39.

[Ref. bp1:] JOURNAL "LE BIEN PUBLIC:"

Dans un article du 22 Octobre 2000 intitulé "Les premiers OVNI aperçus à Poncey-sur-l'Ignon il y a 46 ans. Peut-on y croire?", ce quotidien régional de Dijon résume ainsi les événements:

"Deux jours plus tard, dans le même petit village, le lundi 4 octobre à 19h30, Mme Fourneret, alors qu'elle allait fermer ses volets, voit, à 50 m, comme posé au-dessus d'un prunier dans un pré tout proche, un disque aplati aux deux extrémités qui émettait une douce lumière orange. Effrayée, Mme Fourneret prend son bébé et s'enfuit chez une voisine chez qui elles vont se claquemurer pendant une heure en attendant leurs maris. Armés de fusils et munis de lampes ces derniers iront examiner les lieux. Ils découvriront dans le pré une surface rectangulaire de 1,50m x 0,60m régulièrement désherbée et la terre comme damée. Sur un pourtour d'une dizaine de mètres, en cercle, des mottes de terre ont été arrachées puis éparpillées. Curieusement, les plantes vivaces telles que les pissenlits, les chiendents sont restées enracinées. Deux autres habitants, qui n'avaient pas vu l'engin, ont constaté que la terre avait été aspirée. Pendant 4 ans rien ne poussera en ce lieu." Est-ce le dernier engin qui est atterri ou le premier qui serait revenu (ce qui expliquerait l'aspirateur à surface rectangulaire)? Nul ne le saura jamais! En cet octobre 1954, d'autres observations ont été faites dans la région: le 10 à Epoisse, le 11 à Lacanche, le 14 à Meursanges, le 16 à Saulieu."

IMAGES:

De la droite à la gauche: Mme Fourneret montrant les étrangetés de la trace au reporter et ufologue Charles Garreau et à l'ufologue Jimmy Guieu qui sont venus interviewer les témoins et enquêter sur les lieux.

NOTES:

Poncey-Sur-L'Ignon est un petit village du département de Côte d'Or, dans la région de Bourgogne, et comportait environ 140 habitants au moment des faits.

En 1959, Charles A. Maney, dans une discussion concernant les OVNIS ayant eu lieu à Akron (Ohio), aux Etats-Unis, et en employant les cartes réalisées par Aimé Michel, a évoqué la possibilité suivante:

"La carte n.º 7, établie par Aimé Michel, qui comprend trente points d'observations pour le 2 octobre 1954, montre une infinité de lignes, avec neuf lignes orthoténiques qui se croisent sur Poncey, un petit village dans le nord-est du centre de la France. Et, une fois de plus, comme l'a observé Aimé Michel, un grand "cigare lumineux" à l'intersection, à Poncey, la soirée du 2 octobre. Un programme organisé d'exploration par une intelligence extraterrestre semble être une interprétation raisonnable d'une particularité géométrique si extraordinaire."

EXPLICATIONS:

Non encore recherchée.

MOTS CLES:

(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)

Poncey, Poncey-Sur-l'Ignon, Côte-d'Or, Fourneret, Anatole Cazet, Bouiller, Girardot, François Bouiller, orange, lumineux, stationnaire, atterrissage, Gendarmes, Armée, trace, analyse, analyses, racine

REFERENCES:

[---] indique des références que je n'ai pas encore eu l'occasion de consulter.

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Cette page a été mise à jour le 25 septembre 2007