La page d'accueil concernant les cas de la vague française de 1954 se trouve ici.
Référence pour ce cas: oct-54-Waldsheid. Merci de citer cette référence dans toute correspondance avec moi en rapport avec ce cas.
[Ref. 1687] JOURNAL "LE QUOTIDIEN DE LA HAUTE-LOIRE":
LA PSYCHOSE DES SOUCOUPES: LES MARTIENS N'ETAIENT QUE DES CHRYSANTHEMES EMMAILLOTES CONTRE LE FROIDUne intense émotion s'empara des paroissiens de Walscheid (Moselle) quand, à la sortie de l'office du soir, un groupe d'enfants leur apprit qu'un "commando de Martiens" avait pris position dans une ferme du village. Avec mille précautions, quelques hommes parmi les plus courageux, partirent en éclaireurs et distinguèrent en effet, sur la terrasse de la ferme en question, des silhouettes aussi imprécises que suspectes, voire inquiétantes. On tint un conseil de guerre au cours duquel l'élément viril de la population décida d'aller déloger l'agresseur. Tandis que les femmes se réfugiaient dans l'église, les hommes rassemblèrent un armement qui, pour être disparate, n'en était pas moins manié avec résolution: bâtons, fourches, fusils, couteaux... En silence, utilisant au maximum le terrain et les défilements, les assaillants progressèrent, vers le retranchement des Martiens et les cernèrent. Aucune émotion ne se manifestant parmi les silhouettes suspectes, l'assaut fut décidé. On se disposa en deux colonnes et les porteurs d'armes blanches progressèrent avec circonspection sous la protection des chasseurs, le doigt sur la gâchette. DES SOMMATIONS SONT LANCEESA distance adéquate, les sommations furent lancées. Les Martiens ne bronchèrent pas. Les sommations se firent plus impérieuses et bientôt une fenêtre s'ouvrit, un homme apparut. C'était le propriétaire des lieux qui, d'une voix empâtée de sommeil, s'enquit: "Qu'est-ce qu'il se passe? Que faites vous-là?" On lui dit. Il répondit par un énorme éclat de rire, qui devait bientôt se communiquer à tout le monde... On expliqua en effet qu'il avait, à la nuit tombée, emmailloté les chrysanthèmes sur la terrasse pour les préserver de la gelée. C'était là les silhouettes suspectes qui avaient enflammé l'imagination des enfants. |
[Ref. 411] MICHEL CARROUGES:
Dans son chapitre recensant les illusions matérielles, l'auteur nous narre l'affaire de Walscheid, dans la Moselle, qui est parue dans le journal national France-Soir du 20 octobre 1954).
Des enfants y ont donné l'alerte en prétendant avoir vu un "commando de Martiens." Les villageois se sont attroupés. France-Soir écrit:
"Dans la nuit, sous la faible lumière des ampoules municipales, la silhouette d'êtres bizarres se dessinait sur une terrasse."
Le journal raconte alors que des femmes du pays se sont réfugiées à l'église, tandis que des hommes armés de fusils de chasse, le doigt sur la détente, formaient deux colonnes pour donner l'assaut. "On ne négligea heureusement pas de faire les sommations légales."
"C'est alors que le propriétaire que l'on croyait pour le moins garrotté et bâillonné, passa la tête par la fenêtre, et tout ensommeillé, demanda ce qu'on lui voulait. A la stupeur générale, qui se changea bientôt en éclats de rires, il expliqua qu'il avait emmaillotté, pour les préserver de la gelée, les chrysanthèmes de sa terrasse. L'imagination des enfants avait fait le reste, et tout le monde avait suivi."
[Ref. 1203] MICHEL FIGUET:
Dans un listing d'épuration de son catalogue Francat, Michel Figuet indique:
| 10.1954 | Waldsheid | Confusion avec des chrysanthèmes protégées de la gelée. LDLN N. 249-250 p. 22-23. France-Soir du 20/10/1954. |
[Ref. 812] DOMINIQUE CAUDRON:
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A Walscheid (Moselle) des villageois armés vaille que vaille voulurent aller faire un sort à une troupe de "martiens", ... pour découvrir d'inoffensifs chrysanthèmes. |
Confusion éclaircie sur le moment.
(Ces mots clés sont uniquement destinés à aider les recherches et ne préjugent pas des faits.)
Waldsheid, Moselle, confusion, multiple, éclairage, nuit, enfants, martiens, fleurs, peur
[-] indique des sources que je n'ai pas encore pu consulter.